La consternation règne aux abords de l’enseigne Printemps, au centre commercial Alma de Rennes, ce mardi 7 avril. Dans la matinée, la direction du groupe a indiqué qu’elle allait « cesser les activités du magasin ». Au niveau national, 229 postes, sur près de 3 000, doivent être supprimés.
Bien que les employés aient reçu pour consigne de ne pas s’exprimer, certains ont souhaité se confier malgré tout. « J’ai vu le magasin décliner progressivement », confie une salariée. « Quand je suis arrivée il y a trois ans, il y avait encore du monde. Aujourd’hui, c’est désert. » « C‘est devenu fantomatique », ajoute l’une de ses collègues. « On se doutait que ça allait fermer. On ne savait pas exactement quand, mais les signaux n’étaient pas bons. »
Pourquoi le Printemps va fermer à Rennes ?
« On nous a dit que le bailleur a fait savoir au Printemps qu‘il n’avait pas l’intention de renouveler le bail du magasin », précise Georges Das Neves, délégué syndical central Unsa Printemps. « Globalement, tous les établissements du groupe sont touchés par des restructurations liées aux difficultés du groupe. »
Sur les 180 personnes qui travaillent dans l’établissement rennais, 51 relèvent directement de l’enseigne Printemps et seront licenciées. Les autres personnels, rattachés aux marques présentes dans le magasin, pourront peut-être retrouver un poste via leurs enseignes respectives. « Cette fermeture est une très mauvaise nouvelle car elle va aussi impacter tous les salariés mis à disposition par les marques », souligne Georges Das Neves.
Présent au centre Alma depuis 1973, initialement sous le nom de Primevère, le Printemps est un magasin historique à Rennes. Occupant l‘une des plus vastes cellules commerciales de la ville avec 8 000 m², le magasin propose une large sélection de marques de luxe telles que Burberry ou encore Zadig & Voltaire. « On a beau avoir des marques premium, si la clientèle n‘est plus au rendez-vous… » constate amèrement une autre vendeuse qui confie que la fermeture du magasin pourrait intervenir « courant 2027 ».
Contactée, la direction du centre Alma n’a pas souhaité faire de commentaires.