Strasbourg capitale mondiale du livre, « une idée ambitieuse, dans une ville dont l’histoire est fortement liée au livre et à l’imprimerie, qui aurait pu être un grand moment de culture, de festivité, de visibilité et d’attractivité pour Strasbourg et ses acteurs culturels ». Malheureusement, appuie Pierre Jakubowicz, « le bilan de cet événement est bien loin de ce qu’une ville comme Strasbourg aurait pu porter ».

Un bon point pour la gratuité des médiathèques

L’élu d’opposition (Horizons) déplore « une occasion manquée pour la municipalité strasbourgeoise, qui n’aura pas su porter un projet à la hauteur de son potentiel ». Il regrette que « cet événement n’ait pas été le grand moment de joie, de fraternité, de rassemblement et de partage de culture que les Strasbourgeois attendaient ». Et de souligner que seule « la gratuité des médiathèques est une avancée à saluer », mais « cela reste une évolution mineure dans un contexte où elles étaient déjà gratuites pour les mineurs, et coûtait entre 50 centimes et 2 € par mois pour les adultes ».

L’occasion est « aussi manquée pour les acteurs du livre à Strasbourg. […] Capitale mondiale du livre aurait dû être l’occasion de les valoriser, de les accompagner dans le contexte économique et social difficile que nous connaissons ». Il déplore en outre que « la dimension européenne et mondiale n’ait été que trop peu présente » pour « un événement censé avoir une dimension mondiale », alors qu’il a coûté « plus de 6 millions d’euros, sans réelle plus-value pour Strasbourg et ses habitants » et « pour quel héritage durable et pérenne ? »

Et l’élu de rappeler en forme de bilan, le « refus d’installer des fanzones durant les Jeux olympiques », « l’annulation de l’édition 2025 de l’Industrie Magnifique » et « trois éditions de la Foire Saint-Jean ». Ainsi que d’avoir « renoncé à la Maison européenne du dessin de presse », « failli à obtenir la Fondation Gandur », « restreint l’ouverture des Musées ». Cette « nouvelle occasion manquée est un énième rendez-vous manqué entre Strasbourg et la culture. »