Publié le 8 avril 2026 à 00:05 par La rédaction
Depuis le 1er janvier 2026, les Allemands de 17 à 45 ans doivent obtenir l’accord de la Bundeswehr pour quitter le pays plus de trois mois.
À lire plus tardSauvegardéSuivre #Allemagne#Allemagne Suivi
Dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes en Europe, l’Allemagne franchit une étape majeure dans la réorganisation de sa défense. Depuis le 1er janvier 2026, une nouvelle loi sur le service militaire, portée par le gouvernement du chancelier Friedrich Merz, impose des restrictions de mouvement inédites pour une partie de la population masculine. Désormais, les hommes âgés de 17 à 45 ans doivent obtenir l’aval de la Bundeswehr pour tout séjour hors du territoire fédéral dépassant trois mois.
Découvrir notre dernier podcast
Une procédure « réputée accordée » pour apaiser la polémique
Cette mesure, révélée par le quotidien Frankfurter Rundschau, stipule que les citoyens concernés doivent solliciter le centre de recrutement compétent avant leur départ. L’obligation s’applique également à ceux qui, déjà à l’étranger, souhaiteraient prolonger leur séjour au-delà de la durée initialement autorisée. L’objectif affiché par Berlin est clair : porter les effectifs de l’armée active de 180 000 à 270 000 militaires d’ici 2035, face aux menaces persistantes en provenance de la Russie.
L’annonce de cette restriction a provoqué une vive controverse outre-Rhin, certains y voyant une atteinte disproportionnée à la liberté de circulation. Face au tollé, le ministère de la Défense a tenté de calmer le jeu. Un porte-parole a précisé que, tant que le service militaire demeure sur une base volontaire, cette autorisation est « réputée accordée » d’office. L’administration assure chercher une « procédure simple » pour ne pas pénaliser les étudiants ou les expatriés.
Toutefois, le flou demeure pour les jeunes hommes prévoyant un semestre d’études à l’étranger ou une année de césure. Si la loi est entrée en vigueur, les autorités n’ont pas encore communiqué sur les sanctions encourues par ceux qui omettraient de déclarer leur départ.