C’est la douche froide. Le jour de son emménagement, après avoir signé chez le notaire, un homme a découvert qu’une discothèque fêtait son ouverture. L’établissement est situé à dix mètres de son appartement de Nancy (Meurthe-et-Moselle), juste sous sa fenêtre. « Je rentre et je vois une file d’attente en bas de ma fenêtre, a-t-il raconté à L’Est Républicain. Je ne savais pas qu’une boîte de nuit allait ouvrir. »
Presque chaque soir, depuis le 31 octobre, il subit des nuisances jusqu’au petit matin. « Les gens parlent fort, crient sous l’effet de l’alcool. Je suis réveillé en pleine nuit, à 4 heures du matin », décrit-il. Sans parler des vibrations provenant de la musique diffusée dans la boîte de nuit.
Privé de sommeil
Les effets sur la santé du quinquagénaire n’ont pas tardé. Pour réussir à trouver le sommeil, il doit mettre des boules Quies, prendre des anxiolytiques et diffuser des bruits tels que celui du tonnerre ou de la pluie tropicale afin de ne plus entendre les basses. Quand le père de famille est épuisé, il se réfugie chez des proches.
De son côté, le patron de la discothèque assure limiter le volume de la musique et demander aux clients de ne pas rester sur le trottoir après leur sortie pour réduire les nuisances sonores. Mais cela ne suffit pas pour l’habitant à bout, qui a alerté la Ville et a déposé plainte le 16 mars dernier. Il n’espère qu’une chose : revendre son logement, et vite !