Vous revenez de Paris où la météo est maussade. Quel temps fait-il sur le moral des patrons en région Sud ?
À Paris comme ici, le climat est lourd. Nous sortons d’une période électorale particulièrement tendue. Pour beaucoup de chefs d’entreprise, c’est un moment de doute et d’inquiétude profonde. Le constat est lucide : l’économie a enregistré un taux record de défaillances en 2025. Mais ce qui caractérise l’entrepreneur, c’est la résilience. Nous sommes dans l’adaptation permanente, cherchant sans cesse des solutions pour porter l’économie et les emplois de nos territoires.
Quels sont les signaux d’alerte les plus critiques que vous remontent vos adhérents ?
Le point de rupture, ce sont les délais de paiement. C’est un mal qui s’accentue et asphyxie nos TPE-PME. Parallèlement, nous faisons face à une absence totale de visibilité. Dans le bâtiment et les Travaux Publics (TP), le gel des marchés publics durant la période électorale a provoqué un arrêt brutal. Même l’hôtellerie et la restauration voient leur activité baisser sous l’effet de l’érosion du pouvoir d’achat. Enfin, la hausse des carburants frappe de plein fouet les transporteurs (FNTV, FNTP). Aucun pan de l’économie n’e…