FREDERIC PETRY / Hans Lucas via AFP
Quand (et de combien) peut-on espérer une baisse des prix à la pompe ? (photo d’illustration en mars 2026 à Saumur)
L’horizon se dégage dans le détroit d’Ormuz… et pour le portefeuille des automobilistes. Après que les États-Unis et l’Iran se sont accordés pour un cessez-le-feu de deux semaines, « les marchés pétroliers ont réagi très rapidement », souligne ce mercredi 8 avril le président de l’Union française des industries pétrolières, Olivier Gantois, auprès de l’AFP.
« Si le prix se maintient aux alentours de 93-95 dollars le baril, vous allez voir les prix à la pompe en France baisser dans les jours qui viennent », a ajouté sur franceinfo celui qui représente les stations-service hors grande distribution. Mais de combien concrètement ? De « 5 à 10 centimes » d’ici « un ou deux jours », pronostique Olivier Gantois.
Un optimisme partagé par Dominique Schelcher, PDG de la coopérative U, sur TF1. « Il y aura des baisses de prix dans les stations dans les prochains jours », annonce-t-il. Et d’ajouter : « Dans les 48 heures, on aura les premiers mouvements. »
Au gré du renouvellement des cuves
Toutefois, « cela ira au gré du renouvellement des cuves et stocks. Quand on aura vidé les stocks, on achètera au nouveau cours et, à ce moment-là, on appliquera le nouveau prix », précise Dominique Schelcher. « Il faut voir comment le marché va se stabiliser, nous ne faisons que répercuter les prix du marché. »
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Le patron de la coopérative est confiant sur le fait que l’ensemble des enseignes répercuteront rapidement la baisse des cours sur le prix au litre pour les particuliers. « La situation actuelle est inacceptable. On était à 1,65 ou 1,7 euro le gazole fin févier, on est à 2,30 aujourd’hui ! », souligne-t-il. « Forcément, on va tous jouer le jeu, parce que c’est un produit d’appel, parce qu’on a besoin d’aider les Français. »
Devant le Sénat, le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé que la baisse des prix à la pompe soit visible d’ici à la semaine prochaine au plus tard. « Lorsque la crise a démarré, les prix ont augmenté très, très vite à la pompe alors que les citernes avaient été achetées et remplies avant le début de la guerre. Donc autant le gouvernement peut comprendre qu’il y ait trois ou quatre jours de délai entre le début de ce cessez-le-feu et la répercussion à la pompe, autant il est évident que les effets devront se voir à la pompe à partir de la fin du week-end, début de semaine prochaine », a déclaré le chef du gouvernement, promettant le déclenchement d’un « plan de contrôle ».
Le prix du gaz sur le marché européen a également reflué ce mercredi 8 avril à l’ouverture, reculant d’environ 20 %, rapporte l’AFP. Pour les consommateurs Français, le montant de la facture dépend toutefois du « prix repère du gaz naturel » fixé par la commission de régulation de l’énergie.