L’Ukraine a appelé mercredi Washington à faire pression sur Moscou pour obtenir un cessez-le-feu et mettre fin à plus de quatre ans de guerre. Elle estime que la trêve entre les Etats-Unis et l’Iran avait montré le succès de « la fermeté américaine ».
Le Kremlin a lui dit espérer une reprise des pourparlers tripartites sur l’Ukraine avec les Etats-Unis, suspendus depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient qui a détourné l’attention de Washington de son rôle de médiateur dans ce conflit.
« La fermeté américaine porte ses fruits », a déclaré le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, sur le réseau social X. « Nous estimons qu’il est temps de faire preuve d’une fermeté suffisante pour contraindre Moscou à un cessez-le-feu et à mettre fin à sa guerre contre l’Ukraine. »
« Conditions adéquates »
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de son côté déclaré sur X que la trêve au Moyen-Orient « ouvre la voie aux efforts diplomatiques », soulignant qu’un cessez-le-feu en Ukraine permettrait, de même, de créer « des conditions adéquates » pour trouver un accord entre Kiev et Moscou permettant de mettre fin au pire conflit en Europe depuis la Seconde guerre mondiale.
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L’Ukraine estime qu’un cessez-le-feu sur le front est nécessaire pour mener des négociations avec la Russie en vue d’un hypothétique accord de paix.
Mais Moscou, qui poursuit ses attaques contre l’Ukraine, rejette cette possibilité, arguant qu’elle donnerait à Kiev l’occasion de renforcer ses défenses, et demande la conclusion d’accords avec l’Ukraine avant l’arrêt des combats.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué mercredi espérer que « dans un avenir proche » les responsables américains auront « plus de temps et de possibilités » pour des rencontres trilatérales. Plusieurs cycles de négociations n’ont à ce stade abouti à aucune avancée concrète.
La pique de Vance à l’UE
En visite à Budapest, le vice-président américain JD Vance a estimé que le conflit en Ukraine était « le plus difficile à résoudre », estimant toutefois que « des progrès significatifs » avaient été faits. Il a aussi accusé les dirigeants européens de ne pas faire assez pour mettre fin à cette guerre.
ats/miro