L’ancien élu nantais est devenu directeur de cabinet du nouveau maire Sébastien Arrouët (divers droite) le 1ᵉʳ avril. Toujours conseiller régional et adhérent LR, le grand battu de la primaire de la droite aux municipales à Nantes a en revanche démissionné du conseil départemental, où il était collaborateur d’élus.
Julien Bainvel vient de fêter ses 46 ans avec un nouvel emploi pour une « nouvelle vie », pas très éloignée de la précédente : directeur de cabinet du maire (divers droite) d’Orvault, Sébastien Arrouët, qui vient d’être élu face au sortant Jean‐Sébastien Guitton (apparenté écologiste). Annoncée par Ouest‐France mi‐mars, cette reconversion est officielle depuis le 1ᵉʳ avril. « C’est simple, j’ai dit que je voulais m’entourer des meilleurs et Julien [Bainvel] en fait partie », confie l’édile à Mediacités. Les deux hommes politiques sont très proches : l’un fut candidat et l’autre son suppléant lors des législatives de 2017.
Julien Bainvel a démissionné le 31 mars dernier de son poste de collaborateur d’élus du groupe d’opposition Démocratie 44 (droite et centre) au département de Loire‐Atlantique. « Le défi est intéressant. Orvault, c’est une belle commune qui a basculé aux élections, avec beaucoup de choses à mettre en place. On est en phase politiquement et on sait se dire les choses », explique celui qui fut conseiller municipal et métropolitain nantais pendant 18 ans. Mais aussi candidat malheureux à la candidature à trois reprises pour représenter sa famille politique (l’UMP puis LR) face à Johanna Rolland. « Dommage de perdre des élus comme lui à Nantes, qui connaissent leurs dossiers », entend‐t‐on même dans l’entourage de la socialiste.
Après s’être effacé en 2014 et 2020 derrière la sénatrice Laurence Garnier, les élections municipales de 2026 devaient être « les bonnes » pour l’éternel second. Patatras, malgré le soutien de quasiment tous les caciques locaux de la droite et du centre, il est sévèrement battu (62%) l’été dernier lors d’une primaire des militants Les Républicains, organisée à la dernière minute. L’investiture va au franc‐tireur de la droite Foulques Chombart de Lauwe, parti en solitaire deux ans plus tôt, qui ne proposera qu’une 17ᵉ place non éligible sur sa liste à son ex‐concurrent.
Julien Bainvel, à l’été 2025 au bord de l’Erdre, à Nantes. Photo : Thibault Dumas / Mediacités
« On aurait pu faire tomber Johanna Rolland »
« À tort ou à raison, je suis un homme de consensus, qui a toujours cherché à rassembler. J’ai l’outrance, le mensonge et le sectarisme en horreur. Je suis libre, je l’ai toujours été et j’entends le rester », écrit alors Julien Bainvel le techno moqué parfois comme « apparatchik », dans un communiqué très critique de « FCL », publié le 23 janvier. Il ne soutiendra le candidat officiel de LR qu’entre les deux tours, après son « résultat porteur d’espoir » du premier et alors que « la victoire est possible », selon lui, au second.
« J’aurais préféré que ça se passe autrement mais ça s’est passé ainsi. Je suis plutôt du genre à passer à autre chose », confie aujourd’hui à Mediacités celui qui demeure conseiller régional, délégué aux mobilités dans le 44, au sein de la majorité de Christelle Morançais (Horizons). « J’ai vécu une drôle de campagne, la première que je n’ai pas faite depuis longtemps, même si j’ai présidé mon bureau de vote aux deux tours. Je continue à regretter qu’il n’y ait pas eu d’union complète et totale avec le centre [Mounir Belhamiti, ex‐député LREM, s’est présenté en dissidence, NDLR]. Avec cette union, on aurait pu faire tomber Johanna Rolland. »
Julien Bainvel, qui a pris sa carte à l’UMP en… 2002, sous la présidence de Jacques Chirac, reste « pour l’instant » adhérent de LR. « Je suis un militant parmi les militants. On verra comment se passe la présidentielle. » Du côté d’Orvault, cinquième ville de la métropole nantaise (25 000 habitants environ), la nouvelle équipe autour de Sébastien Arrouët prend ses marques. Au‐delà du nouvel exécutif municipal de 10 adjoints et du nouveau cabinet, le directeur général des services (François Bonneau) va rester en poste dans l’organigramme. Mais pas le directeur de la communication (Oliver Rigaud), qui était déjà sur le départ.
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