- Des sous-marins russes ont été identifiés puis suivis dans l’Atlantique Nord par des forces britanniques.
- Ils étaient engagés dans des opérations d’espionnage de câbles sous-marins.
- Aucun dégât n’a été rapporté.
Le ministre de la Défense britannique, John Healey, a rapporté ce jeudi 9 avril que les forces armées britanniques ont repéré et suivi pendant un mois trois sous-marins russes. Cette opération, désormais terminée, a permis de constater que les navires espionnaient des câbles dans l’Atlantique Nord. Ces dernières semaines, « alors que l’attention de beaucoup était tournée vers le Moyen-Orient, le Royaume-Uni, en collaboration avec la Norvège et d’autres alliés, a réagi à l’intensification des activités russes dans l’Atlantique Nord », a dit John Healey lors d’une conférence de presse.
Au total, un sous-marin d’attaque et deux sous-marins espions russes ont été repérés près de câbles, a précisé le ministre, ajoutant que l’opération s’est déroulée « dans les eaux britanniques et aux alentours ».
Un déploiement des forces britanniques
En réponse aux manœuvres russes, « j’ai déployé nos forces armées pour suivre et dissuader toute activité malveillante » de la part des sous-marins, a déclaré le ministre de la Défense. « Un navire de guerre de la Royal Navy et un avion de la Royal Air Force, en collaboration avec des alliés, ont veillé à ce que les sous-marins russes soient surveillés 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 », a-t-il poursuivi. « Nos forces armées leur ont clairement fait comprendre qu’ils étaient surveillés (…) et que leur tentative d’opération secrète avait été déjouée », a affirmé le ministre.
Les sous-marins russes ont finalement quitté la zone. « Nous n’avons aucune preuve qu’il y ait eu des dégâts », a précisé John Healey. Ce dernier en a profité pour adresser un avertissement à la Russie : « Nous surveillons vos activités près de nos câbles (…), et sachez que toute tentative de les endommager ne sera pas tolérée et aura de graves conséquences. »
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Cette conférence de presse s’est déroulée alors que le quotidien The Telegraph a affirmé (nouvelle fenêtre) dans ses colonnes qu’une frégate russe avait escorté deux pétroliers sous sanctions dans les eaux britanniques, dans la Manche. Downing Street a pourtant annoncé fin mars que l’armée britannique pouvait désormais arraisonner et saisir des navires sous sanctions appartenant à la « flotte fantôme » russe s’ils pénétraient dans les eaux territoriales du Royaume-Uni. « Nous disposons des moyens militaires nécessaires et nous sommes prêts à agir (…) pour intercepter les navires de la flotte fantôme », a déclaré John Healey, interrogé par le journal.
TD avec AFP
