Sale journée, mercredi, sur les routes du Pays Basque pour Cofidis. La ProTeam nordiste a été l’une des seules à ne pas avoir pu placer un coureur à l’avant dans ce qui s’est avéré être la bonne échappée, avec la victoire du Breton Axel Laurance (INEOS Grenadiers). “On a pris beaucoup de coups en début d’étape, on a fait des efforts en calquant notre course sur les INEOS et les UAE. Mais on a pris le retour de bâton et on s’est retrouvés à trois dans le groupe de lâchés”, explique Paul Ourselin, après coup, pour DirectVelo.
Ainsi, Jan Maas s’est retrouvé à emmener le peloton pendant des dizaines de kilomètres pour tenter de laisser une chance à ses leaders Alex Aranburu et Ion Izagirre de rentrer. Mais il n’en a jamais rien été. “Ce n’était pas une punition, il fallait tenter. Jan était le seul coéquipier qu’il restait dans le peloton principal et il a fait un gros travail mais il a manqué un peu de soutien d’autres équipes”.
« UNE PRESSION POSITIVE »
Ce jeudi, lors de la quatrième journée de course, le scénario pourrait être sensiblement similaire à celui de la veille alors cette fois-ci, pas question de louper la bonne pour les rouge-et-jaune. “Les étapes pourraient se suivre et se ressembler maintenant. Comme Paul Seixas a assommé le général, il y a moyen que ce soit de grosses échappées qui aillent au bout à chaque fois maintenant”, considère Paul Ourselin.
L’athlète de 31 ans tentera-t-il lui-même sa chance ? Rien n’est moins sûr alors que, comme d’autres coureurs, il souffre de l’arrivée massive des pollens depuis le début de saison. Ce ne sera pas Emanuel Buchmann non plus, l’Allemand étant non-partant après sa chute de la veille. “C’est une pression positive de vouloir jouer devant, on a la chance d’avoir Ion qui est chez lui et marche très fort. Ça nous pousse à donner le meilleur de nous-mêmes. C’est un super mec, c’est un honneur de bosser pour lui”. Avec l’espoir de revivre les mêmes émotions que le week-end dernier, quand l’Espagnol avait remporté le GP Miguel Indurain.