« Vous ne nous aidez pas beaucoup, Monsieur Hoffmann. » Voilà près d’une heure et demie que le président de la cour d’assises spéciale de Paris questionne Christian Hoffmann, le Haguenovien de 36 ans condamné en première instance à cinq ans d’emprisonnement dont six mois avec sursis probatoire pour avoir vendu deux armes à Cherif Chekatt et Audrey Mondjehi, trois mois avant l’attentat du 11 décembre 2018.

Derrière la posture courtoise transparaît la déception du magistrat. Le président Laurent Raviot avait pourtant invité l’ex-accusé à « faire cet effort de vérité » et à « prendre ses responsabilités » en songeant aux cinq morts, aux onze…