La Russie a officiellement qualifié les crimes nazis contre le peuple soviétique durant la Seconde Guerre mondiale de génocide. Le président Vladimir Poutine a en outre signé plusieurs amendements au Code pénal autorisant désormais les poursuites contre les personnes niant ce « génocide ».

Les autorités russes recourent souvent ces dernières années aux termes « génocide du peuple soviétique ». Un musée de l’histoire du goulag, consacré au système concentrationnaire soviétique, va ainsi être converti en un établissement dédié à la mémoire « des crimes nazis ».



Moscou entend répliquer contre tout ce qui pourrait minimiser la souffrance des citoyens soviétiques durant la guerre et le rôle de l’URSS dans la victoire sur l’Allemagne nazie.



Les récents amendements ne sont pas sans risque pour les chercheurs, les journalistes et d’autres personnes qui n’adhéreraient pas à la ligne officielle. Les sanctions vont de la simple amende jusqu’aux travaux forcés pour une période de trois ans.