Publié le
9 avr. 2026 à 9h28
À Saint-Étienne, un homme âgé de 35 ans, qui disait vouloir mourir en martyr sur les réseaux sociaux, tirant en l’air avec une arme à feu, a été mis en examen et placé en détention provisoire, a indiqué mercredi le parquet national antiterroriste (Pnat).
Il s’agit d’une personne de nationalité algérienne, en situation irrégulière, a appris l’AFP d’une source proche du dossier.
Interpellé samedi après-midi
Inconnu des services de police, il a été interpellé samedi après-midi à Saint-Étienne, où il résidait depuis quelques mois, dans le quartier populaire de Beaubrun, selon la même source.
Cinq personnes avaient été placées en garde à vue dans cette affaire, mais les autres ont été relâchées, a précisé le Pnat, confirmant une information de franceinfo.
Les investigations ont « permis d’identifier un homme, âgé de 35 ans, apparaissant sur deux vidéos diffusées en un temps rapproché sur les réseaux sociaux, évoquant d’une part son souhait de mourir en martyr et faisant usage d’une arme à feu, en tirant en l’air dans la rue, d’autre part », selon le parquet antiterroriste.
La préfète et le maire réagissent
Muriel Nguyen : « La préfète remercie tous les effectifs mobilisés de ce week-end qui ont permis cette action et sécurisé le territoire et notamment les lieux de culte. »
Régis Juanico : « Leur action rapide a permis l’interpellation d’un individu activement recherché, soupçonné de préparer une action violente à l’occasion du week-end pascal. L’action rapide, coordonnée et déterminée des services de l’État et de la police municipale a permis d’écarter cette menace. Elle illustre l’efficacité de la coopération entre les différents services engagés dans la lutte contre le terrorisme et leur mobilisation constante pour protéger nos concitoyens. »
Le suspect « conteste les faits »
Le suspect a été mis en examen pour « association de malfaiteurs criminelle », a détaillé le Pnat mercredi soir.
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« Mon client conteste les faits qui lui sont reprochés, une autre qualification aurait été plus opportune », a commenté pour l’AFP son avocat, Me Gianni De Georgi.
Une enquête ouverte avant le weekend de Pâques
Le Pnat avait ouvert vendredi, début du weekend de Pâques, une enquête pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes d’atteintes aux personnes ».
Les investigations, portant également sur une « détention d’armes, éléments d’armes et munitions de la catégorie B en relation avec une entreprise terroriste », avaient été confiées à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ).
Une information judiciaire avait été ouverte mercredi pour ces mêmes chefs.
Pas de lieu particulièrement visé
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait demandé fin mars aux préfets et aux responsables de la police et de la gendarmerie une « extrême vigilance » pour assurer la sécurité des lieux de culte lors de la fête chrétienne de Pâques et la Pâque juive, Pessah.
Pour l’instant, le Pnat ne mentionne pas de lieu de culte qui aurait été visé par ce suspect.
Le ministre de l’Intérieur avait souligné que ces fêtes se déroulaient dans un contexte de « regain très net de tensions au plan international » et de niveau « élevé de la menace terroriste » en France.
Pessah se déroule cette année de la soirée du mercredi 1ᵉʳ avril au jeudi 9 avril. Pâques tombait le dimanche 5 avril pour catholiques et protestants, avec des célébrations dès le samedi 4 avril au soir, les orthodoxes célébrant pour leur part la résurrection du Christ le 12 avril.
AFP
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