Pleine d’enthousiasme, Arevalo avait déclaré après son transfert : « Mes objectifs sont de m’intégrer rapidement, de progresser et d’aider l’équipe pour que nous réussissions ensemble ». Son bilan personnel de ces premiers mois sur les rives du Neckar risque donc d’être décevant. Il a avant tout besoin d’une chose : de la patience ! 

Les dirigeants du VfB avaient anticipé que l’attaquant ne serait pas immédiatement opérationnel. « Nous percevons encore beaucoup de potentiel chez Jeremy, que nous voulons aider à révéler », a rappelé Wohlgemuth, expliquant au passage pourquoi le club lui a offert un contrat jusqu’en 2031. Reste que, tôt ou tard, Arevalo devra justifier sur le terrain l’investissement réalisé par le club. Les joueurs hispanophones, à l’image de Chema Andres, doivent l’aider à s’acclimater en Souabe. Hoeneß leur aurait « demandé de faciliter son intégration. On les avait eux aussi aidés à l’époque. » 

Pour l’instant, son intégration se limite toutefois au rôle de spectateur : il était encore en tribune dimanche face au BVB. « Jeremy s’adapte, cela prendra encore un peu de temps », expliquait Wohlgemuth après avoir laissé le jeune attaquant hors du groupe fin janvier contre Gladbach, avant d’ajouter avec optimisme : « Il aura sûrement sa chance. »

Depuis, il n’a obtenu que quatre entrées en jeu de six minutes maximum. À lui, désormais, de confirmer les espoirs placés en lui d’ici la longue trêve estivale et de prouver qu’il n’est qu’un simple « retardataire ». À condition, bien sûr, qu’il en ait l’occasion. Triple international équatorien, il brigue aussi une place pour la Coupe du monde, ce qui lui ferait croiser le fer avec plusieurs de ses coéquipiers : les Sud-Américains affronteront en effet l’équipe d’Allemagne lors de la phase de groupes. 

Pour l’instant, ses débuts mitigés au VfB ne semblent pas avoir compromis ses chances. D’ailleurs, l’entraîneur Sebastian Beccacece l’a fait entrer en jeu à deux reprises en fin de match lors de la dernière trêve internationale.