Par

Thibault Nadal

Publié le

11 avr. 2026 à 6h40

Ce mercredi, un petit groupe de trois personnes franchit pour la première fois la porte du restaurant. Pour une raison très précise. « C’est bien ici le kebab de poulpe ? », demandent-ils. Réponse affirmative des équipes derrière le comptoir. Il faut dire que depuis plusieurs mois et la vidéo d’un influenceur « food », les équipes de « Caterine », dans le 6e arrondissement de Marseille, voient défiler de nombreux curieux, désireux de goûter cette variante du sandwich phare de la street food.

« Une identité forte »

Pourtant, il n’est pas nouveau à la carte. Il est même présent depuis six ans et l’ouverture du restaurant en 2020. « C’était lors du deuxième confinement », rembobine Marie Dijon, la cheffe et propriétaire de Caterine. Un moment où le sandwich était très populaire… et pratique.

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« Il fallait que je crée tout de suite une identité forte », explique-t-elle. Alors l’idée du kebab surgit. « À la fac, j’étais entouré de kebab et c’était notre principale alimentation », se souvient-elle.

Je voulais faire un kebab marseillais, avec un produit de la mer.

Marie Dijon
Cheffe et propriétaire de Caterine

Mais plutôt que de proposer un classique avec du poulet ou de l’agneau, elle décide d’utiliser un poulpe. Une évidence pour Marie Dijon qui « baigne dans le milieu des produits de la mer » depuis son enfance. Elle qui voyait sa famille pêcher le poisson dans la mer Méditerranée.

Une cuisson forgée auprès des chefs

Elle additionne alors son passé d’étudiante à celui appris aux côtés de grands chefs étoilés. Car durant ces études de cuisine, Marie Dijon a travaillé chez Table au Sud avec Ludovic Turac ou chez Saisons (fermé depuis).

Des expériences qui ont permis à la cheffe « d’apprendre la cuisson du poulpe » et de proposer un sandwich populaire avec une viande de grands restaurants. Même si chez Caterine, les assiettes, « le cœur de notre métier », sont également réalisées par l’équipe composée de six personnes. Du poulpe évidemment, mais pas seulement.

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Proposé entre 14,50 et 19,50 euros

Ce qui lui permet de prendre toujours autant de plaisir en cuisine avec le sandwich, c’est tout le travail de préparation qu’il y a derrière, « six à sept heures avec deux cuissons différentes ». Le poulpe est notamment préparé la veille et taillé le jour même.

En revanche, la symbolique de la broche perd totalement son sens avec le poulpe. « C’est psychologique pour les clients », affirme avec le sourire Marie Dijon. Si la viande repose bien dessus, la broche n’est jamais allumée et les morceaux sont cuits à la plancha, ce qui lui donne ce côté « plus croustillant » qu’un kebab classique et « moins gras et digeste ».

Outre la viande, les deux sauces – harissa et blanche – sont maison. Tout comme l’accompagnement : des frites de panisse et leur sauce aïoli, pour garder encore plus « cette identité ultra-marseillaise ». Ainsi que plusieurs légumes : choux et oignons rouges, coriandre et concombre.

Proposé à 14,50 euros seul et à 19,50 euros en menu, le kebab reste un investissement. « J’essaie de rester le maximum populaire avec une cohérence », affirme la cheffe. Le succès est, lui, au rendez-vous. Chaque jour, 50 sandwichs sont vendus et 80 le samedi midi. « En 2026, c’est 50 % de mon chiffre d’affaires », confirme Marie Dijon.

Le restaurant Caterine est situé au 27 Rue Fontange, dans le 6e arrondissement de Marseille.
Ouvert du mardi au vendredi de 12h à 14h et de 19h30 à 22h et le samedi de 12h à 15h.

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