À Haute-Goulaine, dans le vignoble de Nantes, la minorité issue de l’équipe du maire sortant, n’a pas attendu longtemps pour formuler ses premiers griefs à la majorité d’Anne-Sophie Gstach-Morand. Dès le premier conseil municipal du 1er avril, l’augmentation de 10,25 % de l’enveloppe des indemnités des élus lui en a fourni l’occasion.
Concrètement, l’enveloppe mensuelle affectée aux élus passe de 9 125 € à 10 060 €, soit une progression d’environ 11 000 € par an. La majorité a manifesté ses doutes sur la bonne gestion des dépenses municipales et a mis en avant la maîtrise des charges dans ses engagements. Nous ne comprenons pas le sens de cette augmentation, a argumenté Jean-François Denoue.
Explications de la majorité : Cette augmentation est liée à une nouvelle manière de travailler, a fait savoir Clément Leroy, premier adjoint. Nous avons mis en place davantage de conseillers délégués pour impliquer un maximum d’élus aux côtés des adjoints afin d’être plus proches des acteurs de la commune et des habitants, a expliqué la maire. Cette décision a été défendue par Olivier Malidin, adjoint à l’environnement, dissident de l’ancienne majorité, où il occupait la même fonction. En tant qu’adjoint, travailler seul est très compliqué. Les binômes permettront de mieux faire avancer les dossiers.
L’augmentation de l’indemnité du maire (elle passe de 2 137 € à 2 396 €) a aussi été justifiée par Clément Leroy : La maire a pris l’engagement de ne pas cumuler son poste avec une vice-présidence à Clisson Sèvre et Maine Agglo.
De son côté, le directeur général des services a confirmé que la réglementation avait augmenté, en janvier, les crédits alloués aux élus afin d’améliorer les conditions d’exercice de leurs mandats », compte tenu du manque d’engagement observé dans beaucoup de communes, où une seule liste était proposée aux habitants.