Presque 200 apparitions, exactement 196, en six saisons sous la tunique ciel et blanc… ça marque un homme au fer rouge. Exfiltré à Rennes l’été passé, Valentin Rongier garde un souvenir ému de son aventure olympienne (2019-25), durant laquelle il est notamment passé entre les mains d’André Villas-Boas, Jorge Sampaoli, Igor Tudor et Roberto De Zerbi, côté terrain, et durant laquelle, notamment, son premier enfant est né.
Son départ pour la Bretagne en juillet dernier n’était donc pas une formalité pour celui dont le bail à Marseille prenait fin en juin 2026, et qui donc longtemps attendu une offre de prolongation de ses dirigeants, comme il l’a rappelé ce dimanche dans une interview donnée au média Carré.
« De Zerbi ramène Isma Bennacer en janvier (2025) et me dit : on le fait venir, mais je n’oublie pas ce que tu as fait pour l’équipe et ce que tu vas continuer à faire, c’est pour ça que j’ai demandé au club de te prolonger. J’ai attendu, attendu, attendu. Pas de son, pas d’image. La proposition est venue un peu tard, elle n’était pas non plus à la hauteur de ce que j’espérais, reconnaît celui qui porte désormais le brassard au Roazhon Park. J’étais déçu et triste de la façon dont ça s’est terminé. En toute humilité, j’aurais mérité un peu mieux, et je ne parle pas de salaire là. Je n’ai pas senti une volonté du président et du directeur sportif de me conserver à tout prix. À cet âge-là (il a eu 31 ans en décembre), j’avais besoin de sentir qu’on me voulait vraiment et qu’on ne faisait pas ça par dépit. »
« Merde, pourquoi ils ne font pas ce qu’il faut ? »
Même s’il arrive à relativiser sa déception, préférant se concentrer sur l’essentiel, son enfant, son épouse et la possibilité de jouer encore au football ailleurs qu’à Marseille, l’ancien numéro 21 de l’OM reconnaît avoir senti « un certain manque de respect » de la part de son ex-direction. « Oui. Quand tu fais 6 ans dans un club, que tu as toujours tout donné, que tu n’as jamais prononcé un mot plus haut que l’autre, que tu as représenté les valeurs du club… On m’a souvent mis pour répondre aux journalistes dans les moments où ça n’allait pas. On s’est appuyé sur moi. Et c’était mon boulot, il n’y a rien à redire, je l’assume complètement. Mais j’aurais aimé que cela se termine différemment. Si ça m’était arrivé cinq ans plus tôt, ça m’aurait fait très, très mal, a-t-il confessé. J’en ai voulu un peu à tout monde. Je ne voyais que le bout de monde nez. Merde, pourquoi ils ne font pas ce qu’il faut ? Oui j’étais triste, oui j’étais déçu, mais c’est comme ça, il fallait avancer. »