Frapper au portefeuille pour faire mal. Saisir des biens immobiliers, des voitures de luxe. Vider les comptes bancaires, geler les cryptoactifs, saisir le numéraire : las de voir le narcotrafic prospérer sur le territoire national en dépit des arrestations et des démantèlements de réseaux, l’État veut amplifier son effort sur la captation des avoirs criminels.
Alors que, sur le plan national, la saisie de ces biens mal acquis a représenté en 2025 un volume d’1,44 milliards d’euros – en hausse de 11 % par rapport à 2024 – et que 212 millions d’euros ont été confisqués et transférés définitivement à l’État, cette stratégie se reflète également sur le plan régional. Dans plusieurs grandes villes…