Publié le
12 avr. 2026 à 17h35
« Elle vient de partir, c’est bon ! » Les yeux rivés sur l’application permettant de suivre chaque coureur du marathon de Paris, la mère de Marie, Pascale, se montre extatique. En surplomb, les dorures de l’Opéra Garnier (9e) l’observent avec insistance. Le cadre a beau appeler à la génuflexion, la sexagénaire, venue de l’Essonne avec son fils et ses deux petites filles, n’en a cure. « C’est le premier marathon de ma fille. Je ne pouvais pas manquer ce rendez-vous. Je suis un peu stressée aussi », confesse-t-elle auprès d’actu Paris. Sur les pancartes préparées avec soin, des messages affectueux et un visage de sa protégée.
Ce dimanche 12 avril 2026, les 60 000 participants de la prestigieuse course ont pu s’oxygéner en balayant le regard à droite et à gauche pour apercevoir leurs proches dissimulés au milieu d’un public nourri. Rencontre.
La fierté des siens
En pratiquante régulière de course à pied, Valérie connaît parfaitement le coût physique et moral des 42,195 km. La quinquagénaire n’a donc pas hésité à venir encourager son fils, Gauthier, 25 ans, malgré la distance qui sépare sa Normandie et la capitale. « C’est le plus beau jour de sa vie. Il s’est gravement blessé au foot il y a plusieurs années. Alors, cette course marque quelque part la récompense de ses efforts. En plus, il habite à Marseille donc je le vois assez peu », se réjouit sa mère.

Marie a reçu les clameurs de sa famille. (©AG/ actu Paris)
Seule, à proximité de l’Opéra Garnier, elle harangue les athlètes en attendant le passage de sa progéniture. « 42 km ? Même pas peur ! Go Got (son surnom, NDLR) », est-il écrit sur un carton concocté par ses soins. Un témoignage de sa fierté qui traduit aussi le désir d’en découdre. Car début juin, Valérie épinglera son premier dossard d’un marathon à Caen (Calvados). « J’espère que mon fils sera présent », glisse-t-elle avec un clin d’œil.
Quelques kilomètres plus loin, rue du Faubourg Saint-Antoine (11e), Tania et Patrice affichent une mine radieuse. Le couple se languit de l’éphémère apparition de Julie, leur fille, et Damien, leur beau-fils. « On s’est déplacés depuis la Seine-et-Marne. C’est le premier marathon pour les deux. On espère qu’ils vont y arriver », explique Patrice, qui surveille son téléphone. Un baptême du feu ambitieux, puisque Julie vise les 3h30 et son époux les 3h45.

Tania (à gauche) et Patrice (à droite) encouragent leur fille et leur beau-fils au marathon de Paris, ce dimanche 12 avril 2026. (©AG/ actu Paris)Encourager par l’humour
Dans les histoires de famille, on peut convoquer Maxence et Pierre, deux frères. L’un a débarqué d’Agen (Lot-et-Garonne), et l’autre habite à Paris. 700 kilomètres les séparent au quotidien. Pas cette fois-ci. Dotés de pancartes à l’humour graveleux, les deux hommes invoquent les « esprits du ricanement » pour conjurer les mauvaises surprises. « Mon copain s’est préparé un peu à la légère. Mais bon, il est plutôt sportif donc ça devrait le faire », veut croire Pierre.
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Le lien familial exhale une vérité que le réel peut parfois confronter. Parmi les 60 000 participants, de nombreux couples, et, parfois, de très jeunes dossards charriés en poussette. Des attaches indispensables pour franchir la ligne d’arrivée.
« Il sait qu’il peut compter sur nous, même lorsque c’est difficile »
Megan
Une Allemande venue encourager son fils, Simon

Courir avec ses enfants, c’est possible, même au marathon. (©AG/ actu Paris)
Selon les chiffres communiqués par Amaury Sport Organisation, l’organisateur, 250 000 spectateurs assistent au marathon de Paris. Près de la moitié des participants courent leur première épreuve de cette distance.
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