La situation était ubuesque. Otage en Iran pendant trois ans, Benjamin Brière s’est vu reprocher à son retour en France, en 2023, de ne pas avoir déclaré ses revenus aux impôts. Son explication – « j’étais en prison pendant quatre ans » – n’avait pas convaincu l’agente des impôts, a-t-il raconté au Journal du Net. Elle lui avait rétorqué que, même en prison, on déclare ses impôts. Expliquant alors qu’il avait été otage et donc pas en mesure de les faire, elle avait estimé que sa famille aurait pu le faire à sa place.
Nous regrettons vivement que cet usager n’ait pu initialement bénéficier de toute l’attention qu’il convenait de lui apporter compte tenu du contexte. Ce défaut d’accompagnement est tout à fait contraire à nos valeurs.
— Direction générale des Finances publiques (@dgfip_officiel) April 12, 2026
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Ce dimanche, la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), a reconnu sur X qu’un tel traitement était inexplicable et que la situation était désormais réglée. Les impôts ont affirmé « regretter vivement que cet usager n’ait pu initialement bénéficier de toute l’attention qu’il convenait de lui apporter compte tenu du contexte ». La DGFiP a indiqué que Benjamin Brière avait été reçu dans un autre centre et que la situation a été « rapidement régularisée avec tout le soin que méritait ce cas hors norme ».
Dans un autre post, elle ajoute que « depuis, tout a été mis en œuvre pour s’assurer que ce type de situation ne puisse pas se reproduire ». Espérons-le pour Jacques Paris et Cécile Kohler, récemment libérés des geôles iraniennes.