À Marseille, dans les ateliers Marcel Carbonel (7e), maison fondée en 1935, le printemps n’est pas synonyme de répit. L’équipe s’active déjà en prévision des fêtes de fin d’année. Si les nouveautés restent confidentielles, la maison enrichit son « petit monde de santons » avec quelques accessoires. Elle annonce aussi l’arrivée de nouveaux personnages, dont des enfants.
L’équipe développe ainsi chaque année de nouvelles pièces : « On construit des saynètes cohérentes, cela peut prendre des mois », explique Baptiste Vitali, à la tête des ateliers depuis 2021.
Identité locale et provençale
La maison cultive une identité à la fois locale et provençale : des figures de la Criée aux bergers descendant des collines, c’est tout un imaginaire qui prend vie. Sans oublier que « Carbonel a une place particulière dans le cœur des Marseillais », souligne le chef d’entreprise.
Chaque santon est peint à la main, perpétuant une tradition artisanale exigeante. / Photo Alexandre Durel
Baptiste Vitali souhaite incarner « la continuité », et assure que « rien n’a changé dans les techniques » utilisées. Tout reste artisanal : « Fabrication des couleurs, moulage, cuisson, décoration… Jusqu’à dix mains différentes peuvent intervenir sur un même santon. C’est une exigence qui perpétue le savoir-faire entrepris par Marcel Carbonel », précise-t-il.
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