Par

Rédaction Paris

Publié le

1 avr. 2026 à 19h18

Le tribunal administratif de Paris a accédé à la demande de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui réclamait une expertise avant le démarrage du chantier de « restructuration » de l’Hôtel-Dieu, situé sur le parvis de Notre-Dame, à Paris. L’ordonnance, datée du 12 janvier 2026, vient d’être rendue publique.
Pour rappel, l’AP-HP avait lancé en 2022 un « dialogue compétitif » afin de transformer le plus ancien hôpital de la capitale, « tant au plan médico-universitaire qu’urbain ». Ce projet de rénovation prévoit notamment « le maintien de l’ensemble des activités hospitalières et de recherche » ainsi que la « valorisation d’une partie du site » pour financer l’opération et permettre une plus grande ouverture sur la ville.

Un chantier d’ampleur qui nécessite de bien s’entendre avec ses voisins

À terme, les bâtiments médicaux situés au nord du site, côté Seine, doivent accueillir une importante activité ambulatoire, notamment pour les « patients vulnérables ». Sont également prévus un espace santé jeune, un « parcours infectieux » pour la santé sexuelle, des dispositifs de dépistage et de prévention, une prise en charge des victimes de violences ainsi qu’un « pôle de psychiatrie expert ».

Avant le démarrage des travaux, fixé « au début de l’année 2026 », l’AP-HP avait saisi la juge des référés afin d’obtenir une expertise au contradictoire de la trentaine de sociétés concernées par le projet, notamment les syndicats de copropriétaires de la rue d’Arcole, mais aussi Enedis, Orange ou encore SFR.

L’établissement public rappelait que des travaux envisagés en 2019 n’avaient pas pu aboutir, notamment en raison de la résiliation du marché de maîtrise d’œuvre le 5 avril 2022. Compte tenu de « l’ampleur du chantier », l’AP-HP estimait nécessaire d’établir un état des lieux des biens et équipements voisins avant le lancement des travaux.

Une experte missionnée jusqu’à la fin du chantier

« Considérant l’ampleur et la nature des travaux (…) l’expert restera saisi jusqu’à l’achèvement des travaux », confirme la juge des référés. Sa mission pourra également se poursuivre pour « rechercher les causes et l’étendue des dommages » susceptibles de survenir pendant l’exécution du chantier.

L’architecte Chahrazad Vastra, qui dirige une étude à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a été désignée pour mener cette expertise. Elle a notamment dû se rendre sur place, au 1 place du parvis de Notre-Dame, dans le 4e arrondissement, afin de visiter les lieux concernés et d’évaluer les impacts potentiels du chantier sur les bâtiments voisins.

L’experte doit également dresser un état descriptif des immeubles, de la voirie, des réseaux et des équipements situés aux abords du projet. L’objectif est de déterminer si ces biens présentent déjà des dégradations liées à leur structure, à leur mode de construction, à leur état de vétusté ou encore à la nature du sous-sol.

Les élections municipales 2026

Suivez toutes les actualités des municipales 2026 dans une seule newsletter.

S’inscrire

Elle doit aussi indiquer s’il convient de mettre en place des mesures de sauvegarde ou des travaux particuliers afin d’éviter toute aggravation de l’état des bâtiments environnants et permettre la réalisation du chantier dans les meilleures conditions techniques possibles.

Enfin, pendant toute la durée des travaux, l’experte devra rechercher les causes d’éventuels dommages, organiser les réunions nécessaires, déterminer la nature des travaux de remise en état et en chiffrer le coût.

/CB et RB (PressPepper)

Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.