Ce mal est ancien aux Pays-Bas. Dès 2024, un communiqué de la compagnie expliquait déjà que des mesures devaient être prises pour atténuer l’impact de la pénurie de pilotes.

Celles-ci étaient jugées indispensables pour garantir l’exploitation de l’ensemble des vols avec ses propres équipages. Sauf que ces mesures ne semblent pas suffire à régler le problème, du moins à très court terme.

À l’été 2025 déjà, KLM avait dû faire appel à Air France pour lui permettre d’assurer sa liaison entre New York et Amsterdam.

« Cette collaboration permettra à KLM d’assurer ses vols réguliers cet été. Elle renforce notre capacité, ce qui est bénéfique pour KLM dans son ensemble.

Je suis fier que nous ayons rendu cela possible au sein du groupe Air France-KLM. Je souhaite à tous mes collègues sur cette ligne un bon vol et une agréable collaboration, » avait alors commenté Maarten Stienen, directeur des opérations de KLM.

L’opération va donc être renouvelée pour l’été 2026. Ce sera à nouveau un Boeing 777, sous réserve de disponibilité d’un appareil de la part de KLM.

L’accord d’affectation temporaire prévoit que les pilotes français seront affectés à une ligne entre Amsterdam et l’Amérique du Nord, puis entre l’Amérique du Nord et Amsterdam, sur une période prévisionnelle pouvant aller du 1er juin au 31 octobre 2026.

Le document stipule que seules les personnels formées à voler temporairement avec des PNC KLM pourront exploiter cette ligne. Pour opérer cette desserte, les parties ont décidé de créer une affectation temporaire des pilotes concernés en Amérique du Nord.

Il est mentionné à plusieurs reprises que plusieurs appareils pourraient intégrer la flotte d’Air France, et pas seulement un seul.

L’affectation temporaire est prévue pour une durée comprise entre 45 et 60 jours. Cette durée peut être prolongée ou réduite de quelques jours pour tenir compte des contraintes de programmation.

Pour combler les trous dans la raquette, Air France procédera sur la base du volontariat. Le besoin en officiers pilotes de ligne et en commandants de bord n’a pas encore été déterminé. Il dépendra des fréquences retenues.

À titre d’exemple, le besoin est de sept équipages pour une fréquence 7/7 ou de six équipages pour une fréquence 6/7.

Cet accord est censé prendre fin au plus tard le 30 novembre 2026, sous conditions suspensives de faisabilité opérationnelle et technique, notamment en fonction de la disponibilité des B777 d’Air France et de KLM.