Léon XIV, qui se présente en pèlerin de la paix et du dialogue, ne devrait pas manquer de rappeler le pouvoir algérien à son devoir de respect des libertés religieuses et politiques.
Pour son voyage en Algérie, le premier d’un pape, quel pays Léon XIV va-t-il trouver ? La trace chrétienne y est encore très visible. Depuis saint Augustin, évêque d’Hippone (Annaba), qu’il vient honorer, jusqu’à feu Mgr Claverie, évêque d’Oran, l’un des martyrs de la décennie noire. D’ailleurs, à Bab el-Oued, le souverain pontife visitera des religieuses augustines dont deux sœurs figurent parmi les victimes du fanatisme des années 1990, béatifiées en 2018.
Officiellement, l’Algérie a inscrit la liberté religieuse dans sa Constitution, mais, dans les faits, les entraves sont innombrables, parfois graves : les chrétiens évangéliques voient leurs églises fermées, des responsables emprisonnés pour « prosélytisme ». La situation de l’Église catholique y est plus facile. Mais, comme sur toute terre musulmane, il ne fait pas bon pour un croyant choisir une autre rive, celle du Christ. Surtout alors que le pays est traversé par un phénomène inédit : des milliers de migrants arrivent…
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