Plusieurs sépultures ont été vandalisées et deux cercueils ouverts. La maire socialiste de l’agglomération, Johanna Rolland, a condamné un «acte ignoble, qui porte atteinte à la mémoire des défunts et au respect dû à leurs proches».

L’acte a révolté la classe politique locale. Au moins trois tombes ont été découvertes profanées, à Nantes, le matin du samedi 11 avril. Des caveaux ont été brisés et deux cercueils ouverts, dans le cimetière du Vieux Doulon, dans l’est de l’agglomération. Les corps décomposés des défunts ont été laissés apparents. La ville de Nantes et les familles concernées par ces actes de vandalisme ont porté plainte.

«Nous condamnons avec la plus grande fermeté cet acte ignoble, qui porte atteinte à la mémoire des défunts et au respect dû à leurs proches», a réagi, samedi, la maire de Nantes Johanna Rolland (PS), en assurant partager la douleur des familles. «Honte à ceux qui profanent les sépultures de nos morts», s’est également indigné le chef de file de l’opposition, Foulques Chombart de Lauwe (Les Républicains).


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Un mobile encore indéterminé

Lundi matin, les autorités restaient prudentes sur le mobile de ces dégradations. L’enquête pour «violation de sépultures» a été confiée à la brigade d’atteinte aux biens de la police nantaise. Aucun lien entre les différentes tombes – ni leurs familles respectives – n’a pu être établi à ce jour, d’autant que plusieurs secteurs du cimetière ont été visés. L’une des sépultures, encore relativement récente, avait été aménagée pour une personne décédée en 2024. Le cimetière a déjà été le théâtre de plusieurs incivilités – des tags, de vols et d’autres atteintes mineures -, mais rien qui ne se rapproche des faits découverts ce week-end.

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Les enquêteurs n’ont, pour l’heure, pas mis en évidence de motif religieux apparent à ces profanations. «Une des victimes se demande s’il ne s’agissait pas de voler les bijoux inhumés avec les défunts», indique une source policière, sans s’avancer davantage. Aucune piste n’est à ce jour privilégiée.

D’après le quotidien Ouest-France, aucune trace d’outil n’a été retrouvée sur place, laissant penser que les auteurs présumés des profanations auraient agi à mains nues. Aucun signe d’effraction n’a été constaté aux accès du cimetière. Les murs du site restent cependant faciles à escalader. Quant au portail d’entrée, il serait régulièrement laissé ouvert en soirée. Les caveaux ouverts ont été refermés dès samedi par un dispositif provisoire de plusieurs dalles de béton.