ENTRETIEN – Dans Juste une illusion, les réalisateurs mettent en scène leur adolescence en 1985. Rencontre avec deux quinquas drôles et nostalgiques.

Jean-Pierre Bacri n’en revenait pas : Éric Toledano et Olivier Nakache ne se disputaient jamais sur le tournage du Sens de la fête. « Ces frères qui ne portent pas le même nom », disait le même Bacri. Le duo de réalisateurs le plus populaire de France (Intouchables, Hors Normes ) pousse l’entente jusqu’à la fusion dans leur nouveau et très intime long-métrage, Juste une illusion. À travers Vincent, ils se souviennent de leurs 13 ans, en 1985, l’année de leur bar-mitsvah. Rencontre avec un tandem qui ne parle (presque) que d’une seule voix.

LE FIGARO. – Juste une illusion est dédié à vos pères respectifs, Raphaël Toledano et Marco Nakache…

ÉRIC TOLEDANO et OLIVIER NAKACHE. – Ils sont morts pendant le tournage. Ils étaient malades. On sentait que cette génération était en train de partir. On avait du mal à se résoudre à ce que tout ce monde-là disparaisse avec eux : les R30, la cigarette, la valise RTL… Cette France-là, c’était le décor de notre adolescence. Nos pères étaient…

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Le Figaro

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