DÉCRYPTAGE – Des producteurs comme la Russie engrangent des bénéfices. La Chine se tourne un peu plus vers cette ressource très abondante sur son territoire.

Dans le bassin houiller de Kansk-Achinsk en Sibérie, comme en Indonésie, dans le Kalimantan oriental, d’immenses mines à ciel ouvert sont plus actives que jamais. Les pelles hydrauliques y mordent la veine de charbon tandis que des files ininterrompues de camions remontent le minerai le long des pistes en lacets dans un nuage de poussière.

Là comme ailleurs, il n’est plus question d’interrompre, ni même de ralentir, la production de ce combustible si polluant. La guerre du Golfe, avec le blocage du détroit d’Ormuz et de la production de gaz et de pétrole qu’elle entraîne, remet le charbon au centre des stratégies énergétiques.

Une matière première pour la chimie en Chine

Pékin, en particulier, rebondit sur ce minerai. « Il est clair que deux directions de la Chine vont se renforcer avec cette crise », souligne Joseph Delatte, spécialiste de l’énergie à l’Institut Montaigne. La Chine va intensifier l’électrification de ses activités, via les énergies renouvelables et le nucléaire mais aussi avec le charbon, qui représente encore plus…

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Le Figaro

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