Lundi après-midi 13 avril, dans un studio de Stereolux, à Nantes, un groupe de personnes termine un atelier animé par le duo Terrenoire. Ces deux frères stéphanois organisent, lors de plusieurs étapes de leur tournée, des temps de rencontre. Raphaël Herrerias, moitié du groupe, précise : « On passe du temps, avant les concerts, à rencontrer des gens dans plein de modes différents, comme des ateliers de chorale, des temps d’écriture, des lectures musicales… Les salles de spectacles des villes nous ouvrent leur écosystème. »
Pour leur passage à Nantes, ils ont mené un atelier d’écriture autour d’un groupe de huit abonnés de Stereolux. L’atelier se décompose en deux temps de trois heures, et se termine ce mardi matin. Ce type de rendez-vous permet de créer « des moments dans lesquels les gens peuvent se rencontrer et parler de leur intime », ajoute Théo Herrerias, autre moitié du groupe. L’initiative reste assez simple, « la tournée s’inscrit dans une forme de protection qui interroge les écosystèmes dans lesquels on va continuer à donner de la force et vivre », poursuit Raphaël Herrerias.
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Le groupe de Saint-Étienne a défendu son deuxième album « protégé.e » à travers une cinquantaine de dates, pour un total de quarante-cinq jours d’action culturelle à travers la France. Ce type d’action demande un fonctionnement différent dans une tournée : « Ça nécessite plus d’organisation en amont pour caler les calendriers des salles et de l’action culturelle », précise Raphaël Herrerias.
Ces ateliers permettent, par la suite, de partager un concert unique avec le public : « Les concerts sont ensuite différents parce que tu vois plein de personnes que tu as déjà croisé, tu es avec des proches et tu ne joues pas les morceaux de la même manière. Il y a plus de sensations », poursuit Théo Herrerias. Ils se produiront sur la scène de la salle Micro de Stereolux ce mardi soir pour présenter une musique à mi-chemin entre la chanson française, la pop et la musique électronique.
Mardi 14 avril, à 20 h 30, Stereolux, 4, boulevard Léon-Bureau, à Nantes, à partir de 19,80 €, bus 5, arrêt Gare-de-l’État.