Politique
Après avoir diminué les indemnités des élus au conseil métropolitain, le nouveau maire UDR de Nice a annoncé, ce lundi 13 avril, une nouvelle baisse visant cette fois les élus municipaux.
Publié le 13 avril 2026 à 17h30

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«La ville de Nice est un cancre financier!», martelait Éric Ciotti lors de la campagne qui l’opposait notamment au maire sortant, Christian Estrosi (Horizons), dans la capitale culturelle et économique de la Côte d’Azur. Depuis sa victoire en mars dernier, l’édile entend désormais passer des paroles aux actes et afficher une certaine rigueur budgétaire. Ce lundi, alertant à nouveau sur la «gravité de la situation financière» de la ville, le président de l’UDR a annoncé une réduction des indemnités des élus municipaux.
«Nous faisons le choix des économies et de l’exemplarité. Les indemnités des élus municipaux seront réduites de 12,7 %, soit 200 000 € économisés chaque année», a assuré l’allié du RN. Déjà, le 9 avril, en tant que président du conseil métropolitain Nice-Côte d’Azur, Éric Ciotti avait annoncé une baisse de 30 % des indemnités des élus de cette instance.
Plus qu’un symbole, c’est une économie substantielle pour la collectivité!
Au total, l’ancien député table sur «un million d’euros économisés» avec les réductions des revenus des élus. « Plus qu’un symbole, c’est une économie substantielle pour la collectivité!», insiste le chantre de l’union des droites. Début avril, Éric Ciotti avait également annoncé la vente du siège parisien de la métropole de Nice, «un appartement d’1.5 million d’euros dans les beaux quartiers». «Les économies commencent aujourd’hui à Paris », avait-il déclaré dans une vidéo publiée sur X (ex-Twitter), le 1er avril.
Réduire les indemnités des élus de la ville et de la métropole constitue un choix politique fort, à l’heure où le maire LFI de Roubaix, David Guiraud, à peine installé dans le fauteuil de maire, a augmenté l’enveloppe globale des élus de 18%. Suscitant une large controverse. À écouter le maire de Nice, une telle hausse était de toute façon impossible dans la capitale azuréenne. «La situation financière est de nature à faire entrer la métropole dans le réseau d’alerte des Finances publiques», s’est-il inquiété dans les colonnes de Nice-Matin.