La précarité étudiante a des conséquences sur l’accès au logement, sur l’alimentation mais pas seulement…

D’un point de vue très concret, un étudiant qui ne mange pas parce qu’il n’a pas les moyens ou qui saute régulièrement des repas n’est pas dans de bonnes conditions pour faire ses études. On parle souvent de la précarité mais il s’agit plutôt des précarités qui sont en interaction. Par exemple, vous êtes en grande difficulté pour payer votre logement et pour acheter à manger, vous êtes anxieux parce que vous n’allez pas bien, vous vous posez des questions sur votre avenir.

Par conséquent dans vos études, c’est beaucoup plus difficile de suivre les cours, voire d’être présent en cours quand vous travaillez. Je parle des précarités parce que, souvent, c’est un cercle vicieux, une précarité qui en entraîne une autre et qui impacte non seulement les études mais aussi l’individu en lui-même en fait. Ce sont des étudiants qui ne vont pas bien. La précarité psychologique des étudiants, c’est une problématique de santé mentale qui empire. C’est clairement la forme de précarité que l’on retrouve le plus fréquemment maintenant chez les étudiants.

Il existe aussi un sentiment de honte assez