Une agression « annoncée ». Après l’attaque au couteau d’un patient sous contrainte contre un infirmier du Centre hospitalier Édouard Toulouse (CHET) sur son lieu de travail ce dimanche, les mines sont ravagées mais pas surprises. « Depuis plusieurs mois, nous alertons sur la possibilité qu’un drame survienne. Nous y sommes », résume le syndicat Sud Santé dans son communiqué. Parmi les patients, « il y a plus de violence« , pointent les soignants, notamment en raison « d’une hausse de 70% des séjours psychiatriques de patients sous contraintes », principalement victimes d’addictions.

92% des lits occupés par des patients sous contrainte

Infirmière depuis 20 ans dans le service de psychiatrie d’Édouard Toulouse, Magalie « ne reconnaît pas son métier ». « On avait 50 lits en 2024. Aujourd’hui, il reste une seule unité de 25 lits pour prendre en charge les patients des quartiers Nord. Il y a entre 4 et 5 psychiatres pour les 25 lits disponibles, alors qu’il en faudrait une douzaine pour faire face aux besoins », complète Magalie, dépassée.

À ses côtés, Laëtitia est infirmière depuis 12 ans et a vu les profils pris en charge changés du tout au tout. « Sur 25 patients, 23 sont des personnes hospitali…