Alexis Guérin continue de s’amuser au Portugal. L’an passé, il avait rejoint l’équipe Anicolor et roule toujours pour la Conti cette saison. Lauréat à plusieurs reprises tout au long de la saison 2025, l’athlète de 33 ans a déjà ouvert son compteur 2026 fin mars, lors d’une étape du Tour de l’Alentejo. “Je n’étais pas leader là-bas. Mais la carte N°1 de l’équipe, Artem Nych, a eu un problème mécanique et pour défendre sa place, j’ai pris la bonne roue”. Celle de Tiago Antunes, lequel a tracté le Français jusqu’à l’arrivée tout en renversant le général. “Après m’être fait tirer pendant un moment, j’ai pu gagner l’étape. Tiago a compris que je ne collabore pas, c’était le jeu. Lui jouait le général… Je m’entends très bien avec Tiago, il n’y a eu aucun problème”, expliquait Alexis Guérin auprès de DirectVelo, quelques jours plus tard, en marge du Grand Prix Miguel Indurain, en Navarre, remporté par un certain Ion Izagirre (Cofidis) pour la troisième fois.
« IL N’Y A PAS DE RAISON DE VOIR LA FIN »
Plus généralement, l’ancien coureur de Delko, Vorarlberg ou encore Bingoal WB évoque “une superbe expérience” au Portugal depuis désormais près d’un an et demi. “C’est une super expérience. J’ai été très surpris du professionnalisme de l’équipe. C’est une très belle structure, très proche des ProTeams. On a du très bon matos, de super vélos très aéro, ça aide beaucoup. Je n’ai pas toujours eu d’aussi bon matériel dans ma carrière”, sourit-il même au moment de rembobiner la cassette.
Alexis Guérin réside toujours à Pau, avec sa compagne et ses enfants, et se voit continuer encore quelques années en compétition. “J’ai 33 ans alors il me reste probablement quatre-cinq ans, je pense. Je progresse encore, je prends du plaisir sur le vélo, donc à partir de là… Je vis ça avec enthousiasme alors il n’y a pas de raison de voir la fin”, ajoute-t-il, assurant “bien en vivre” financièrement au sein de l’équipe de troisième division mondiale.
« ON PEUT TOUJOURS S’AMÉLIORER »
Dans ces conditions, il ne voit actuellement pas de raison de changer d’équipe à l’avenir. “J’espère finir là-bas, mais il faut que j’assure moi aussi, en continuant d’apporter quelque chose à l’équipe. Pour le moment, je suis sur le haut de la pyramide au niveau du groupe car j’apporte des résultats mais si un jour je deviens moins performant, je serai remplacé, c’est normal”, ajoute celui qui va disputer à partir de ce mardi O Gran Camino, en Galice.
Déterminé à performer et à continuer de gagner des courses, Alexis Guérin peaufine les détails et cherche constamment à trouver des gains marginaux. “Je pense qu’on peut encore le faire, oui, dans certains domaines, même à 33 ans. On peut toujours s’améliorer. Chaque jour, il faut se lever en essayant d’être meilleur le lendemain. C’est ma devise depuis toujours”. Le voilà désormais, également, conseiller auprès des plus jeunes comme Louis Ferreira, qu’il a fait venir dans le groupe l’hiver dernier bien qu’ils ne se connaissaient pas au préalable. “Je veux aussi transmettre aux plus jeunes”.