Il aime glisser un caillou dans la chaussure des riches. Pour autant, on ne le classe pas parmi les pauvres. L’USAM est davantage identifié comme un contestataire et trublion. On est à Nîmes, on travaille sur notre croyance, cette grinta, le fait que l’on ne soit jamais mort, que tout est possible. Ce mercredi, on jouera jusqu’au bout, quoi qu’il arrive ! Les propos de son entraîneur, David Degouy, sonnent comme une profession de foi.
Dans son Parnasse, les petits hommes vert ont battu Montpellier et tenu tête au Paris Saint-Germain, sans compter qu’ils ont fait trembler le HBC Nantes voilà un gros mois (34-36) à la H Arena. Et pourtant, les Nîmois ne pointent qu’à la onzième place en Starligue. Il y a peut-être d’autres matches où l’on aimerait être autorisé à gagner… Maintenant, face aux équipes entre la 7e et 16e place, on doit être plus réguliers. On a du mal à embrayer, à se mobiliser malgré la qualité de l’équipe.
Avec cette demi-finale de Coupe de France, l’Usam réveille son passé. Il peut également s’imaginer un futur, lui qui regarde l’Europe de trop loin en championnat. Pour le HBC Nantes, c’est une habitude de jouer et de gagner la coupe de France. Nous, c’est la septième dans l’histoire du club, sauf que cinq ont été disputées par d’autres générations. Aujourd’hui, je n’ai pas besoin (aux joueurs) de leur mettre de pression. Ils ont décidé de se donner les moyens, de jouer ce match à fond et de lâcher la bride.
On a la fouge de notre jeunesse
Le coach utilise le pluriel. Sans faire injure à mes joueurs, quand tu as un facteur X comme Minne ou Briet, tu peux voyager tranquille. Nous, notre performance, elle passe par le collectif. On a la fougue de notre jeunesse et peut-être un peu d’instabilité à ce niveau.
Depuis leur passage à la H Arena, les Nîmois enchaînent les défaites. Sept de rang. Le scénario avait été cruel. Certains joueurs avaient crié à l’injustice. Déjà, sportivement, quand Aymeric (Minne) sort de sa boîte, ça devient compliqué. Moi, je n’ai pas parlé de vol. Je suis quelqu’un de fair-play. Nantes nous a respectés et a mis l’énergie pour gagner. Après, eux comme nous, il y a des décisions que nous ne maîtrisons pas. Si nous avions été plus performants sur nos tirs à six mètres, peut-être que nous aurions gagné. Quand on veut remporter ce genre de match, il faut être meilleur que Nantes, le public et les arbitres…
David Degouy va quitter l’Usam en fin de saison. Aller à Bercy aurait, par conséquent, une saveur particulière. J’essaie de ne pas trop mettre d’émotionnel pour être le plus efficace possible. Être meilleur que le H, ce n’est pas une mince affaire, mais sincèrement, je pense que sur un match, tout est possible.
Le Parnasse sera plein. Les VIP (900) ont été invités et les abonnés (800) ont bénéficié de 50 % de remise. Il n’y aura pas de taureau mais on pourra s’imaginer aux arènes.