- Le premier Conseil de Paris du mandat d’Emmanuel Grégoire s’est tenu mardi 14 avril.
- À cette occasion, le plan d’action à 20 millions d’euros proposé par le nouveau maire pour protéger les enfants dans le périscolaire, a été adopté.
Le Conseil de Paris entérine la mise en place du nouveau plan d’action pour le périscolaire. Réunie en session extraordinaire, l’assemblée a validé le déblocage d’une nouvelle enveloppe de 20 millions d’euros, comme le souhaitait Emmanuel Grégoire, pour protéger les enfants de la capitale. Ces fonds doivent permettre d’investir « massivement » dans la formation, en ouvrant une « école du périscolaire » pour professionnaliser la filière de l’animation, très précarisée, et de réaménager des espaces « sensibles », comme les toilettes, pour éviter qu’un adulte se retrouve seul avec un enfant. Une simplification de la chaîne de signalement, avec une cellule d’écoute directement accessible, est également prévue.
De premières mesures qui en appellent d’autres ?
« Nous avons pris le sujet à bras-le-corps », affirme Emmanuel Grégoire, qui a fait du périscolaire la « priorité absolue » de son début de mandat. Pour autant, le premier groupe d’opposition co-présidé par Grégory Canal et Rachida Dati, absente des débats, réclame d’aller encore plus loin et d’instaurer une mission d’information et d’évaluation (MIE) ainsi que l’installation de caméras de vidéosurveillance à l’intérieur des établissements scolaires parisiens. Selon Nelly Garnier (LR), « on ne peut pas faire table rase du passé. Tant que les responsabilités ne sont pas établies, nous continuerons à avancer à l’aveugle ».
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Depuis début 2026, 78 agents ont été suspendus, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles dans des écoles de la capitale, des chiffres traduisant un caractère « systémique », a reconnu le nouvel édile. « Chaque violence sur enfant donnera lieu sans délai à une suspension conservatoire de l’agent concerné, et ces agents mis en cause ne pourront pas retravailler auprès d’enfants à la Ville de Paris », a-t-il prévenu.
M.G avec AFP
