Publié le
14 avr. 2026 à 17h04
Le sujet est capital. Ce mardi 14 avril 2026, la lutte contre la spéculation et les logements vacants a fait l’objet de débats au Conseil de Paris. L’occasion pour le nouveau maire, Emmanuel Grégoire (PS), d’exposer sa vision sur cette thématique brûlante dans une ville saturée et confrontée à une pénurie d’appartements. Partisan d’un renforcement de la régulation, le socialiste est parvenu à convaincre les élus parisiens d’approuver la création d’une « brigade de protection du logement ».
« Ça va cogner fort »
Considérée comme la « pierre angulaire » du projet de l’ex-premier adjoint à Anne Hidalgo, cette brigade a plusieurs objectifs : cesser les fraudes, repérer les logements indignes et ceux qui ne respecteraient pas l’encadrement des loyers. Plusieurs dizaines d’agents -des inspecteurs assermentés – seront ainsi déployés. Ils travailleront avec la police municipale et la justice. Des amendes seront ainsi infligées aux propriétaires ne respectant pas les règles. Une approche qui conjurerait le temps long de la justice.
Par ce biais, la Ville de Paris entend remettre sur le marché les 300 000 logements inoccupés, soit un sur cinq. « C’est le moment de revendre, ça va cogner très fort » pour les propriétaires d’appartements meublés illégaux type Airbnb, avait prévenu Emmanuel Grégoire en amont de cette assemblée.
Pour ce faire, la collectivité va également s’appuyer sur la création d’une taxe unique sur la vacance des locaux d’habitation, qui sera mise en place en 2027. Elle sera doublée, a fait savoir l’adjoint au maire chargé du logement, Jacques Baudrier, conformément au projet de loi adopté au Parlement.
Le maire de Paris souhaite restructurer l’offre sur le marché immobilier. D’ici à la fin de la mandature, en 2032, 60 000 nouveaux logements publics pourraient être construits, parmi lesquels de nombreux logements sociaux.
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