caméras dans toutes écoles – Le groupe de droite Paris Liberté a porté une proposition pour installer des caméras à l’intérieur des 620 écoles, ce mardi, lors du Conseil de Paris. 20 Minutes a interrogé Christophe Daadouch, juriste, sur la légalité d’un tel dispositif
« Face au drame du périscolaire, il faut permettre la mise en place de vidéosurveillance à l’intérieur des écoles », estimait dans les colonnes du Parisien Grégory Canal, coprésident du groupe Paris Liberté. Le premier groupe d’opposition, mené par Rachida Dati, a présenté ce mardi sa proposition d’installer des caméras dans les 620 écoles parisiennes.
Depuis début 2026, 78 agents ont été suspendus, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles dans des écoles parisiennes, laissant apparaître une problématique structurelle. Pour autant, le plan de l’opposition de déployer massivement des caméras est-il applicable au vu de la réglementation de la commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), chargée de la protection des données personnelles ? Christophe Daadouch, juriste spécialiste du droit des mineurs, est catégorique : en l’état, ces propositions trop généralistes ne permettent pas de respecter les libertés individuelles des enfants et de la communauté éducative. Explications.
Que propose le groupe Paris Liberté ?
Il s’agit d’installer environ 1.500 caméras, soit deux à trois par établissement, pour un montant chiffré par le groupe à un peu moins de dix millions d’euros. « Les caméras seraient placées sur les zones de passage, ce qui permettrait notamment d’avoir de la visibilité dans les couloirs, sur les accès aux toilettes ou dans des cas exceptionnels dans des zones plus sensibles comme les salles de sieste. Pour bien s’assurer de la sérénité du dé(…)
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