Méhadée Bernard, maire adjointe communiste d’Ivry-sur-Seine, a été élue présidente de l’intercommunalité Grand-Orly Seine Bièvre ce mardi 14 avril, face à Metin Yavuz, maire DVD de Valenton, à une voix près.
Les 102 élus du Conseil territorial de Grand-Orly Seine Bièvre, intercommunalité qui compte 24 communes dont 18 en Val-de-Marne et 8 en Essonne, ont élu ce mardi 14 avril sa présidente en la personne de Méhadée Bernard, élue communiste d’Ivry-sur-Seine, face à Metin Yavuz, maire apparenté LR d’Ablon-sur-Seine.
* Les 24 villes du Grand Orly Seine Bièvre : Ablon-sur-Seine | Arcueil | Athis-Mons | Cachan | Chevilly-Larue | Choisy-le-Roi | Fresnes | Gentilly | Ivry-sur-Seine | Juvisy-sur-Orge | Le Kremlin-Bicêtre | L’Haÿ-les-Roses | Morangis | Orly | Paray-Vieille-Poste | Rungis | Savigny-sur-Orge | Thiais | Valenton | Villejuif | Villeneuve-le-Roi | Villeneuve-Saint-Georges | Viry-Chatillon | Vitry-sur-Seine
© GOSB
Première femme à la tête d’un territoire du Grand Paris
Maire-adjointe communiste d’Ivry-sur-Seine, Méhadée Bernard avait été désignée par la gauche au terme d’un tendu processus de discussions. Secrétaire générale de l’Association des élus communistes et républicains (Adecr) du Val-de-Marne, l’élue, qui a réussi à faire consensus à gauche est à cette heure la première femme présidente d’une des intercommunalités de la Métropole du Grand Paris. Si le nombre de maires femmes augmente progressivement et que les exécutifs municipaux sont désormais paritaires en vertu de la loi, le degré intercommunal reste en effet majoritairement masculin. Mais là encore, la situation évolue progressivement, nettement par rapport à 2016.
Détails du vote
Le score a été particulièrement serré.
51 voix pour Méhadée Bernard
50 voix pour Metin Yavuz
1 blanc
Une intercommunalité portée pendant dix ans par Michel Leprêtre
Créé en 2016, le territoire du Grand-Orly Seine Bièvre était présidé jusqu’à présent par Michel Leprêtre, ancien élu de Vitry-sur-Seine, qui a été salué pour sa capacité à avoir construit une coopérative des villes. Dans un post sur les réseaux sociaux, l’ancien président avait résumé les premières missions accomplies par l’intercommunalité. “ Révolution des déchets, élaboration du PLUi, adoption d’une charte financière, fiscale, sociale et écologique accompagnée de son Plan Pluriannuel d’Investissements, élaboration d’un PCAET ”, développement d’un “ réseau d’équipements ambitieux (médiathèques, piscines, conservatoires, musées, missions locales) ”, renforcement de la “ capacité à agir de manière transversale pour répondre aux grands défis de notre temps, notamment en matière de sobriété énergétique et d’adaptation au changement climatique ”… a ainsi résumé l’ancien élu qui a également adressé une lettre de remerciement aux agents du territoire.
Besoin d’une clarification
A peine élue, la nouvelle présidente a insisté sur la nécessité de clarifier le statut de cet échelon d’intercommunalité, non reconnu comme tel, sans financement propre pensé comme tel.