À l’opposé des déclarations agressives du président américain Donald Trump, le chef de l’État français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont annoncé vouloir organiser une mission défensive, dans le but de restaurer la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.

Une visioconférence sera organisée depuis Paris, vendredi 17 avril avec des pays non belligérants prêts à contribuer à une mission multilatérale et purement défensive sur le détroit d’Ormuz, a annoncé l’Élysée.

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Éviter une escalade du conflit

Cette mission aux contours encore flous, distincte des efforts des États-Unis, est destinée à restaurer la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz lorsque les conditions de sécurité le permettront, a précisé la présidence française.

Emmanuel Macron a par ailleurs annoncé s’être entretenu lundi avec Donald Trump ainsi qu’avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian et avoir demandé aux deux dirigeants de reprendre les négociations interrompues entre les États-Unis et l’Iran, de clarifier les malentendus et éviter de nouvelles phases d’escalade.

Un plan indépendant

Un porte-parole de Downing Street a confirmé un sommet pour aller vers un plan multinational, coordonné, indépendant pour préserver le transport maritime international quand le conflit sera terminé.

À ce stade, Paris et Londres n’ont pas évoqué le nombre de participants à cette réunion, dont le principe avait été annoncé lundi par Emmanuel Macron.

L’Iran a bloqué de facto cet étroit passage maritime du Golfe, crucial pour l’acheminement de pétrole, en riposte à la guerre contre lui déclenchée fin février par les États-Unis et Israël. Après l’annonce d’une trêve puis l’échec de pourparlers américano-iraniens, Donald Trump a annoncé un blocus naval des ports d’Iran, entré en vigueur lundi.

Accompagner la réouverture du détroit

Emmanuel Macron avait lancé dès le mois de mars l’idée d’une future mission pour accompagner la réouverture du détroit, une fois que les armes se seraient tues. La France et le Royaume-Uni assurent avoir entamé les travaux de planification avec les pays volontaires.

Ce sont déjà plusieurs dizaines de pays qui ont participé à des travaux préparatoires menés notamment par les chefs d’état-major pour définir ce que serait le cadre d’une telle mission, a déclaré mardi matin le chef de la diplomatie français Jean-Noël Barrot sur la radio RFI. Il s’agit de se coordonner avec les pays riverains , a-t-il souligné.