Je ne découvre pas les problèmes. Je les souvent vécus, et surtout, je sais comment trouver des solutions. Je suis aujourd’hui la seule tête de liste sortante à me représenter. Les autres ont fait le choix de ne pas se représenter ou de se mettre en retrait. J’assume, au contraire, de continuer le travail engagé. Je suis aussi claire sur une chose : les Français et la France passent avant les partis. Mais en politique, il faut assumer des choix. Ceux qui se disent indépendants devront, eux aussi, faire des choix, notamment lorsqu’ils deviendront grands électeurs. Près de 3 000 personnes ont répondu au questionnaire que nous avons envoyé en février. Cela nous a permis de mieux comprendre ce que les Français d’ici connaissent, ou ne connaissent pas, des avancées réalisées ces dernières années, mais aussi ce qu’ils attendent de nous, élus. Être élue, c’est avant tout être utile. Et mon engagement reste le même : ne laisser aucun Français de côté. Mais une élection ne se gagne pas seule. Ma liste rassemble des femmes et des hommes profondément engagés dans leur communauté : responsables associatifs, entrepreneurs, enseignants, chercheurs, jeunes actifs. Ils viennent de tous les territoires du Royaume-Uni et ont un point commun : l’engagement concret.
C’est cette diversité et cette expérience de terrain qui font notre force. Nous travaillons également en coordination étroite avec les parlementaires des Français de l’étranger, notamment Vincent Caure et Samantha Cazebonne, ainsi qu’avec d’autres élus, pour faire le lien entre le terrain et les décisions nationales. Nous sommes directement engagés dans les réflexions en cours autour du projet de loi à venir pour les Français de l’étranger, notamment sur des sujets majeurs comme l’AEFE et la CFE. »
Lesfrancais.press : « Certains critiquent l’utilité même des conseillers des Français de l’étranger, jugés peu visibles et peu influents. Que répondez-vous à ceux qui estiment que ce mandat est inefficace ? »
Patricia Connell : « Je leur réponds que tout dépend de l’engagement de l’élu. Ce mandat est tout sauf théorique. C’est un travail de tous les jours. C’est être présent lors des remises de nationalité, accompagner les associations dans leurs dossiers STAFE, aider des familles confrontées à des situations difficiles comme un décès, ou encore intervenir lorsqu’une personne âgée est isolée et n’arrive plus à accéder à des soins. C’est aussi répondre quand personne ne répond, et chercher des solutions là où il n’y en a pas.