C’est un mât de 18 mètres de hauteur érigé face à la Loire, qui a poussé au parc des Chantiers, derrière le Carrousel des mondes marins, à Nantes (Loire-Altantique). Comme la pièce d’un bateau fantôme sur le point de larguer les amarres, il symbolise ces voiliers qui, hier, quittaient la ville pour coloniser.
Demain, il servira à rassembler, à lutter contre le racisme et les discriminations, à rendre hommage à ces hommes et femmes broyés par l’esclavagisme colonial, résume Dieudonné Boutrin, au pied du mât dont le socle est gravé du premier article de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
À ses côtés, lui l’ancêtre d’esclaves né en Martinique, militant depuis plus de trente ans pour la mémoire de l’esclavage, se tient Pierre Guillon de Princé, 86 ans, descendant d’armateurs négriers. Depuis 2022, déjà, les deux hommes dialoguent, font visiter à deux voix le Mémorial…