C’est pourquoi l’établissement, situé rue Charles III, accueillait ce matin un exercice incendie du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) 54, mobilisant une vingtaine de pompiers en provenance des casernes des Rives de Meurthe et de Gentilly. Un exercice d’évacuation « pour mieux prévenir que guérir. Pour moi, c’était essentiel de faire cet exercice pour avoir les bons gestes le jour où ça peut arriver », explique Élise Foussard, qui accueille une centaine de résidents âgés de 67 à 103 ans.
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À 10 h 14 précisément, elle compose le 18 et signale un incendie, fictif, dans un appartement du troisième étage de la résidence. En moins de dix minutes, les pompiers arrivent avec deux camions à eau ainsi qu’une échelle sur chenilles. Le chef de groupe, casque jaune sur la tête, interroge la directrice – plan de l’établissement à la main – sur l’origine du sinistre, le public présent et la configuration des lieux.
Les pompiers déroulent les tuyaux et se dirigent vers l’appartement concerné, suivant les indications du chef de groupe. « La difficulté, c’est qu’ils doivent mémoriser le chemin entre nos véhicules et l’origine de l’incendie. Sachant que la structure du bâtiment est très complexe. » En effet, une partie de la résidence, avec sa chapelle datant de 1710, est classée, et l’ensemble comprend également une cour intérieure centrale et plusieurs escaliers.
Au troisième étage, le bruit des rangers attire la curiosité des résidents. « Qu’est-ce qu’il se passe ? » s’inquiète un homme de 96 ans en voyant deux pompiers masqués prêts à intervenir. « Ne vous inquiétez pas, c’est juste un exercice », le rassure un encadrant. Les deux pompiers au plus près du foyer communiquent à distance, par talkie-walkie, avec leur chef de groupe pour lui décrire la situation et ses conséquences.
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« C’est impressionnant ! »
Dans l’une des deux cours de la résidence, où s’étend une vigne vieille de 400 ans, l’échelle sur chenilles est déployée. Elle seule peut s’adapter à la configuration du bâtiment et accéder à cet espace, malgré la présence d’une arcade. « C’est impressionnant ! » observe, les yeux pétillants, Denise, 84 ans, accompagnée de son petit chien blanc, comme d’autres résidents penchés à leur fenêtre.
Après 30 minutes, l’exercice prend fin. Les pompiers enroulent les tuyaux, l’échelle se replie. La directrice de l’établissement et le capitaine Thomas Loison se disent satisfaits. « Je suis rassuré. On garantit une certaine sécurité à nos résidents et c’est ce qu’il cherche en venant ici », admet Élise Foussard.
Pendant le débriefing, les bipeurs de certains pompiers se mettent à sonner. Cette fois, il ne s’agit plus d’un exercice.