Les premières informations sur ce point de deal un peu particulier remontent à la fin du mois de mars dernier. À l’époque, les policiers de la Brigade anticriminalité apprennent que des échanges suspects se font jour dans le quartier du Reveux à Saint-Etienne, un lieu situé à quelques encablures des terrains de football de Méons, coincé entre La Talaudière et Saint-Jean-Bonnefonds.

Aussi, après avoir mis en place un discret dispositif de surveillance, les agents de la BAC surprennent en quelques minutes plusieurs transactions entre un individu et des clients qui semblent venir chercher des marchandises tout en restant à l’intérieur de leurs automobiles. Forts du constat de ces échanges à la portière, les fonctionnaires vont décider de procéder au contrôle de deux « clients » le vendredi 10 avril dernier.

Arrêté devant chez lui en train de faire du sport

Pour le premier, les policiers qui ont reçu le renfort de la Brigade spécialisée de terrain (BST), vont mettre la main sur 2 grammes de résine de cannabis. Pour le second, c’est 1 gramme de cocaïne qui sera découvert dans l’habitacle. De faibles quantités, mais suffisamment pour passer à l’étape suivante : l’interpellation.

L’homme qui assurait la vente de produits stupéfiants quelques instants plus tôt est repéré devant chez lui, occupé à quelques activités sportives. Une fois les menottes passées autour de ses poignets, les policiers vont procéder à la perquisition de son domicile. Et le moins que l’on puisse écrire, c’est que les forces de sécurité ne vont pas être déçues de ce qu’elles vont découvrir à l’intérieur de la maison.

L’argent liquide retrouvé dans un tiroir de la chambre

Ainsi, ce ne sont pas moins de 13 kg de résine de cannabis, 2,6 kg d’herbe de cannabis et 900 grammes de cocaïne sur lesquels les fonctionnaires vont mettre la main. Mais ce n’est pas tout. Au cours de leurs investigations, les policiers vont retrouver cachée dans un tiroir de la chambre, la somme de 42 455 euros en liquide. Un peu plus loin, les forces de l’ordre vont aussi saisir de nombreuses bouteilles de parfum toutes neuves, et encore dans leur emballage, pour une valeur estimée à quelque 8 000 euros.

Condamné à 12 mois de prison ferme

Placé en garde à vue, l’individu, âgé de 27 ans, va tenter de se défendre et expliquer aux enquêteurs de la Division de la criminalité territoriale que depuis une dizaine de jours, il est contraint sous la menace à la vente de produits stupéfiants. D’après lui, toute la marchandise appartient à un commanditaire dont il refuse de révéler l’identité. Tout comme il va s’interdire de donner ses codes pour débloquer son téléphone portable.

Après avoir été présenté à un magistrat du parquet de Saint-Etienne et placé en détention provisoire à l’issue de son audition, Yanis Talès a été renvoyé devant le tribunal correctionnel dans le cadre d’une comparution immédiate ce mercredi 15 avril. Une peine de 12 mois d’emprisonnement ferme a été prononcée à son encontre, avec mandat de dépôt.

Conformément à notre charte (disponible sur www.leprogres.fr), nous mentionnons l’identité des personnes condamnées à partir d’un an de prison ferme avec mandat de dépôt, ou de deux ans de prison (ferme ou avec sursis).