C’est l’enterrement d’un dispositif qui aura été défendu ou combattu pendant des années. Mardi 14 avril 2026, les députés ont décidé de mettre un terme aux zones à faibles émissions (ZFE), qui devaient permettre d’améliorer la qualité de l’air dans les métropoles de France. Indispensable à l’heure du réchauffement climatique pour les uns, mise au ban des plus défavorisés pour les autres, ce dispositif a profondément divisé le pays… Jusqu’à être enterré une bonne fois pour toutes.
Pour lutter contre le rejet de polluants dans l’air qui provoquent 40 000 décès par an en France, l’État avait imposé la mise en place de ZFE. Toutes les métropoles de plus de 150 000 habitants avaient l’obligation de définir un périmètre à l’intérieur duquel certains véhicules thermiques seraient progressivement interdits.
C’était le cas de Rennes, qui a mis en place sa ZFE depuis le 1er janvier 2025 en intrarocade. La rocade n’était pas concernée. Tous les véhicules essence et diesel, immatriculés avant le 31 décembre 1996, n’avaient théoriquement plus le droit de circuler dans Rennes. Ce qui représentait 1 500 véhicules de la métropole.
Rennes avait mis en place le Pass ZFE 24 heures, un formulaire à télécharger sur le site de Rennes métropole, ressemblant aux déclarations sur l’honneur que chacun remplissait aux premières heures du confinement, en 2020. Ce pass permettait à tous de circuler dans le périmètre proscrit 52 jours par an, pendant 24 heures.
Une dérogation « pour les travailleurs » était également proposée et réservée à ceux qui commencent à travailler avant 6 h 30 ou après 19 h 30, des horaires qui ne coïncident pas toujours avec ceux des transports en commun. L’ensemble de ces mesures ZFE à Rennes sont-elles désormais totalement remises au placard ou pourraient-elles perdurer d’une autre manière ? En raison des vacances, la Ville n’a pas été en mesure d’apporter de précisions.