« J’ai cru perdre la vie. » Dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 avril 2026, trois jeunes gens âgés d’une vingtaine d’années ont été victimes d’une agression au niveau de la place Stanislas à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Ils ont été passés à tabac par une dizaine d’individus et ont expliqué que des auteurs des coups avaient proféré des insultes transphobes et homophobes, rapporte Lorraine Actu .
Le trio sortait de discothèque vers 3 h du matin lorsqu’il a été pris pour cible. Les agresseurs ont fait chuter le jeune homme de 23 ans au sol. « Ils m’ont roué de coups, au corps et à la tête, a témoigné ce dernier, hospitalisé après les faits. Je suis encore traumatisé et je n’ose plus sortir de chez moi. » Les deux autres victimes, dont une a aussi été frappée, ont tenté d’aller chercher de l’aide dans une autre boîte de nuit à proximité.
Une agression dénoncée par le maire
« On était vraiment dans un état catastrophique, en sang, a raconté l’une d’elles à ici Lorraine . Ils nous ont dit que ce n’était pas de leur ressort et qu’on devait se débrouiller. […] » Les trois victimes ont porté plainte et l’association SOS Homophobie s’est portée partie civile. Mathieu Klein, maire de Nancy, a fait part lundi 13 avril 2026 de sa « solidarité avec les victimes ».
L’édile prévoit de rencontrer les gérants de discothèques afin de leur rappeler leur devoir d’aide aux victimes. Une enquête pour « violences volontaires aggravées » par deux circonstances (en réunion et en raison de l’orientation sexuelle ou identité de genre) est en cours. Le procureur, relayé par L’Est Républicain , a indiqué qu’« une seconde agression homophobe » avait eu lieu peu après dans le quartier.