Par

Julien Sournies

Publié le

14 avr. 2026 à 16h52

« Même si d’un côté, on se dit que ça reste un poil sévère, on est satisfait de cette sanction », souffle Michelle Favier, propriétaire du Grand Café de La Mure (Isère), au sud de Grenoble. Épinglé par la préfecture de l’Isère pour avoir dépassé ses horaires d’ouverture à trois reprises, l’établissement a été contraint, jeudi 9 avril dernier, de fermer ses portes pendant un mois.
Un soulagement pour la patronne du Grand Café, alors que la menace d’une fermeture pour une durée de six mois planait au-dessus du bar-restaurant.

Jusqu’à six mois de fermeture au départ

« D’un autre côté, il faut reconnaître qu’on n’a pas respecté les règles, donc on assume. Mais au vu de l’ampleur de la sanction qu’on aurait pu prendre, on se dit presque qu’on nous a fait une petite fleur au final », sourit Michelle.

Jusqu’à présent, à La Mure, quasiment aucun commerce n’est parvenu à se relever après une fermeture administrative. Là, au moins, on évite notre mort et celle du village avec cette sanction d’un mois, car à part nous, il n’y a pas vraiment d’établissement festif de la sorte dans le secteur.

Michelle Favier
Propriétaire du Grand Café de La Mure

En tout cas, la gérante, en plus de « pouvoir prendre un peu de repos », assure « tirer une bonne leçon » de cette sanction préfectorale. Afin d’éviter une autre venue des agents envoyés par les services de l’État à l’avenir, Michelle va mettre en place une nouvelle stratégie.

« Maintenant, un quart d’heure avant la fermeture, on va faire comprendre aux clients qu’il est l’heure de partir. J’ai honte de les faire partir de la sorte, car il y en a beaucoup qui dépensent jusqu’à 50 euros pour venir chez nous, mais malheureusement, on n’aura pas le choix », regrette la patronne du Grand Café.

« Je pense qu’on sera davantage surveillés »

En attendant la réouverture du bar, qui pourrait avoir lieu le lundi 11 ou le mercredi 13 mai, Michelle et son équipe vont toutefois faire face à un considérable manque à gagner. « Sur un mois comme celui-ci, on tourne à peu près à 25 000 euros de chiffre d’affaires », note-t-elle.

Mais la gérante compte sur les beaux jours du mois de mai et de juin pour absorber les pertes. « Je me donne à peu près un mois et demi pour compenser, du moins je l’espère », assure-t-elle. 

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Et celle-ci de conclure avec une note de positivité : « À cause de ce qu’il vient de se passer, je pense qu’on sera davantage surveillés. Mais quoi qu’il arrive, je tiens à remercier toutes les personnes qui nous ont apporté leur soutien et peut-être que cette fermeture nous permettra aussi de mieux repartir. »

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