Le 12 avril, le syndicat universitaire de droite l’UNI avait constaté la vente dans un tabac place du Vieux-Marché à Rouen de magnets détournant le blason de Rouen. Y figuraient notamment un croissant islamique, un agneau décapité ou encore une croix chrétienne brisée. Alerté, le commerçant en question avait retiré les objets de la vente le lendemain, et le fabricant plaidait auprès de Paris Normandie, l’erreur involontaire, émanant d’un fichier erroné.
Une infraction ou un délit ?
Le 15 avril, la polémique a pris une tourne politique. Le député RN de la dixième circonscription de Seine-Maritime, Robert Le Bourgeois, a annoncé, via ses réseaux sociaux, avoir saisi le procureur de la République de Rouen. Dans la lettre adressée à Sébastien Gallois, le député estime que le détournement du blason de Rouen peut constituer une infraction ou un délit. « Cette représentation pourrait constituer une injure discriminatoire, voire une incitation à la haine, à la violence ou à la discrimination », écrit-il.
Les magnets, au nombre de 48, avaient été commandés en janvier dernier par le commerçant.