Extension de l’aéroport : terminus ? Lundi 13 avril 2026, alors que la plateforme inaugurait l’agrandissement de son deuxième terminal, une petite phrase lâchée par son directeur a relancé l’hostilité de certains écologistes. Face à des perspectives de croissance toujours soutenue du trafic aérien, Franck Goldnadel n’a pas fermé la porte à une nouvelle extension ou à l’aménagement d’un troisième terminal : « Tout est à envisager mais, pour l’instant, rien n’est décidé. »

« J’ai toujours dit que l’extension du terminal 2 de l’aéroport de Nice pouvait en appeler d’autres… Les propos tenus par le président du directoire d’Aéroports de la Côte d’Azur dans Nice-Matin ne sont pas de nature à me rassurer ! », a alerté Jean-Christophe Picard, ex-élu écologiste, sur X.

Car « La création d’un troisième terminal, d’un grand parking et d’un dépôt de kérosène de 5 millions de litres en bordure de Nice figurait, en effet, dans le dossier initial », exhume dans un communiqué Hélène Granouillac. Cette autre ex-élue écologiste appelle à un « moratoire » pour « qu’aucune nouvelle extension ne (soit) autorisée. (…) La réduction du trafic aérien est un des leviers les plus efficaces et immédiats pour atteindre les objectifs climatiques et améliorer la santé publique ».

Autre argument, plus inattendu, avancé par cette dernière : « Déambuler dans les terminaux d’aéroports est devenu un loisir. Ces boutiques et restaurants captent une clientèle qui fait du shopping. Agrandir ces infrastructures aéroportuaires constitue une concurrence déloyale pour les commerces locaux. Ce que les passagers dépensent là ils ne l’injectent pas dans l’économie de la ville et de sa métropole. »