Par
Clara Brouet
Publié le
15 avr. 2026 à 16h39
L’Assemblée nationale a adopté, mardi 14 avril, la suppression des zones à faibles émissions (ZFE), un dispositif destiné à limiter la circulation des véhicules les plus polluants dans les grandes villes. Une décision vivement critiquée par le maire de Lyon Grégory Doucet, qui y voit un recul majeur en matière de santé publique.
Dans un communiqué publié le 15 avril, le maire écologiste regrette un choix politique qui, selon lui, va à l’encontre des efforts engagés depuis plusieurs années pour améliorer la qualité de l’air.
« Les ZFE sont une solution, pas un problème »
Pour le maire de Lyon, les ZFE ont démontré leur efficacité. Il souligne que le dispositif a permis d’accompagner la transformation du parc automobile et de réduire significativement la pollution.
Entre 2019 et 2024, l’exposition des habitants de Lyon au dioxyde d’azote a ainsi baissé de 34 %, tandis que celle aux particules fines a reculé de 18 %, selon les données d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes. « L’air est moins pollué à Lyon », insiste-t-il, estimant que ces résultats plaidaient pour un renforcement du dispositif plutôt que sa suppression.
Un risque sanitaire accru
Au-delà des enjeux environnementaux, Grégory Doucet alerte sur les conséquences directes pour la santé des habitants. Il redoute un retour des véhicules les plus polluants en ville, avec une hausse des maladies liées à la pollution de l’air.
Les populations les plus vulnérables (enfants, personnes âgées et habitants des quartiers populaires) seraient les premières touchées. Le maire évoque également le coût économique de la pollution atmosphérique, estimé à plus de 16 milliards d’euros par an en France selon Santé publique France.
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« La Ville de Lyon tient à préserver les zones à faibles émissions »
Malgré la décision nationale, la municipalité lyonnaise affirme sa volonté de poursuivre sa politique en faveur de la qualité de l’air. Elle appelle ainsi le gouvernement à revenir sur la suppression des ZFE et à renforcer les dispositifs d’accompagnement pour aider les ménages à remplacer les véhicules les plus polluants.
Un positionnement qui s’inscrit dans la continuité des politiques écologistes menées à Lyon, et qui marque une opposition claire entre l’exécutif local et la décision parlementaire.
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