L’éventualité d’un rachat d’un monument emblématique français par des investisseurs qataris revient sur le devant de la scène avec le dossier du Parc des Princes. Selon l’AFP, le Paris Saint-Germain a récemment indiqué être « disposé à rouvrir des discussions » avec la mairie de Paris, relançant un feuilleton mêlant sport, politique et immobilier.
Ce tournant intervient après une décision du Conseil de Paris, qui a chargé le nouveau maire Emmanuel Grégoire de reprendre le dialogue avec le club. Selon nos confrères de l’AFP, l’objectif est de trouver une solution pour que le PSG reste dans son stade, via une vente ou un bail de longue durée.
Dans un communiqué, le club explique qu’il « prend acte de la position exprimée hier par le Conseil de Paris en faveur d’une reprise du dialogue sur des bases renouvelées ». Il ajoute que « ces discussions devront s’appuyer sur des études approfondies », preuve que le dossier reste complexe. Le PSG évoque aussi une nouvelle piste, estimant que « la proposition d’intégration du Parc des Princes dans un programme plus large de réaménagement de la Porte de Saint-Cloud (…) constitue également une perspective nouvelle à explorer », tandis que la mairie assure qu’il n’y aura « pas de centre commercial ».
Parc des Princes : pourquoi un rachat par le Qatar fait débat
Mais derrière ces discussions, c’est un lieu chargé d’histoire qui est en jeu. Situé dans le 16e arrondissement de Paris, dans le quartier d’Auteuil, le Parc des Princes existe depuis 1897. D’abord vélodrome, il est aujourd’hui le plus ancien stade encore en activité en France. Sa version actuelle, imaginée par l’architecte Roger Taillibert et inaugurée en 1972, peut accueillir près de 49 000 spectateurs.
Cette dimension historique rend la question du rachat encore plus sensible. Ces dernières années, le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, avait même envisagé de quitter Paris pour construire un nouveau stade ailleurs, notamment en banlieue, face au refus de vendre. Mais pour la mairie, ce serait une erreur majeure : « Laisser partir le Paris Saint-Germain du Parc des Princes serait une faute politique, sportive et historique ».
Selon l’AFP, aucune décision finale ne sera prise avant l’automne. D’ici là, les discussions vont se poursuivre.