Au terme d’un match spectaculaire, les handballeurs de Montpellier se sont qualifiés, au détriment du PSG, pour la finale de la Coupe de France, prévue le 23 mai à Bercy à Paris. Ils affronteront Nantes, qui a dominé Nîmes. Nous avons assisté à ces deux demi-finales. Ambiance et réactions.

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Ce mercredi 15 avril 2026, Montpellier et Nantes ont validé leur ticket pour la finale de la Coupe de France de handball après des demi-finales très disputées. Les Nantais se sont imposés face à Nîmes (35-30), pendant que les Montpelliérains ont renversé le PSG (39-35), devant les 2800 supporters survoltés du FDI Stadium. Deux matches qui se jouaient à domicile pour les deux équipes de l’USAM et du MHB.

En éliminant les Parisiens, Montpellier a réalisé une grande performance. Un succès construit notamment grâce à une deuxième période exceptionnelle.

On s’est entraînés et aujourd’hui ça a payé. C’est une victoire d’équipe.

David Balaguer – joueur du MHB

L’ailier David Balaguer, transfuge du PSG arrivé cette année au MHB, a insisté après le match sur l’importance du collectif. « On savait l’enjeu et la difficulté. On s’est préparés pour ça et on est très fiers du résultat », explique-t-il. Le joueur met aussi en avant le travail effectué sur des détails décisifs comme les penalties. Et il s’y connaît : pas moins de 9 tirs au but inscrits dans ce match fou.

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Les supporters et joueurs du MHB ont fêté ensemble la qualification en finale de Coupe de France de handball.

©France 3 Occitanie – Sébastien Banus

Dans les cages, Rémi Desbonnet a également joué un rôle clé, porté par l’ambiance. « Il s’est passé ce qui se passe dans les grandes soirées ici. Le public a été incroyable et nous a poussés », confie le gardien montpelliérain, entré seulement en seconde période, mais auteur de 10 arrêts. De quoi écœurer l’adversaire.

Cette qualification ouvre la porte à une grande finale entre Nantes et Montpellier. Mais avant cela, les deux équipes doivent gérer un calendrier très dense. Grégory Cojean, l’entraîneur nantais, reste prudent. « On a encore beaucoup de matchs importants à jouer. Montpellier arrive en confiance, ce sera un très gros défi », prévient-il.

Côté nantais, l’entraîneur Grégory Cojean a reconnu un début de match difficile face à Nîmes, dans l’antre des Gardois, au Parnasse, notamment sur le plan défensif. « Les 10-15 premières minutes ont été très poussives. On a été en difficulté défensive et on a subi sur ce début de match », explique-t-il.

Le technicien évoque aussi un manque de rythme et d’adaptation face aux choix adverses. « On n’avait pas trop prévu certaines options tactiques et on a perdu des ballons. Le rythme n’était pas celui auquel je m’attendais », ajoute-t-il.

Mais la réaction ne s’est pas fait attendre. Nantes a progressivement repris le contrôle. « On est monté en activité défensive et on a trouvé plus de continuité en attaque. On a vraiment mieux joué sur la fin de première mi-temps », poursuit-il.

En face, Nîmes a longtemps tenu tête aux Nantais, notamment grâce à une bonne entame. « On les a surpris tactiquement et ça nous a permis de mener durant le premier quart d’heure », souligne l’entraîneur de l’USAM Nîmes David Degouy.

Malgré cette bonne dynamique, le manque d’efficacité a pesé lourd. « Ce qui nous a manqué, ce sont des petits détails. Des pertes de balle à des moments clés, des tirs manqués, ça coûte très cher à ce niveau », regrette-t-il.

Aujourd’hui, on joue ce qu’il y a de mieux en Europe. La marche était un peu haute pour nous.

David Degouy – entraîneur de l’USAM Nîmes

L’entraîneur nîmois salue l’état d’esprit de ses joueurs « morts les armes à la main ».

La finale, qui opposera donc Montpellier à Nantes, le 23 mai à l’Accor Arena de Paris-Bercy, s’annonce ouverte entre deux équipes en forme, capables de hausser leur niveau dans les grands rendez-vous.